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    December 14

    Grand départ

    Ca y est, le moment du départ et donc de la fermeture temporaire du blog est arrivé...
    C'est le grand stress, le coeur qui bat à 10 000 à l'heure, les gouttes de transpirations qui apparaissent ainsi que le boule dans le ventre.
    Je voulais juste poster un dernier billet trés court sur le blog pour vous dire une nouvelle fois que le Brésil est un pays à découvrir et que je suis tombé amoureux du Nordeste. J'aurai envie de faire connaitre ce coin du monde à tout le monde et je pourrais vous en parler pendant des heures mais je vais me retenir pour l'instant et on fera ca en France en buvant de la cachaça.
     
    Merci à tous d'avoir un peu suivi mes aventures et à dans trés peu de temps
    December 11

    Beaucoup trop de choses à dire

    Bon je m'aperçois que ca fait bien 1,5 mois que je vous ai pas donné de nouvelles, et je vous avoue que j'ai eu la flemme, j'étais plongé dans mon rapport que j'ai toujours pas fini d'ailleurs... Mais il m'est arrivé un grand nombre de trucs dont un craquage que je garde pour la fin du message:
    J'ai passé des week ends de folie sur des plages de rêves, dans les maisons de vaances de potes que je me suis fait.
     
    Je suis sorti quasiment tous les soirs pour profiter de Fortaleza un maximum et surtout des amis que je me suis fait.
     
    J'ai quasiment terminer mon rapport de stage et présenter mon travail à l'ONG avec qui j'ai bossé. Tout le monde a aimé mon travail, tellement qu'il m'ont propos´de revenir bosser avec eux d'ici à 2 ans...
     
    Je suis parti pour São Paulo et j'ai retrouvé Mitch et Julie dans l'intérieur de l'etat de São Paulo pour faire de bonnes fêtes étudiantes de fin d'année dans l'école où est Mitch. ensuite on est parti pour passer deux jours à São Paulo, je vous écris de là d'ailleurs.
     
    Je vais rentrer à Fortaleza demain et une grosse soirée de départ s'annonce avec tous mes potes.
     
    Jeudi pleins de courses et de cadeaux à faire ainsi que deux fêtes de départ, la première à l'Université le midi et la seconde qui sera beaucoup plus alcoolisée le soir à l'ONG..
     
    Vendredi soir je prends l'avion pour arriver en France samedi midi.
     
    Maintenant je vais vous annoncer mon craquage: je me suis fait tatoué... Et oui un vrai qui s'en va pas. C'est un soleil sur le haut de la cheville avec une rose des vents et un dessin aztéque au milieu, j'ai pas la photo ici mais ceux qui veulent le voir c'est la photo sur mon profil msn (promis je mets une photo le plus vite possible)
     
    Une chose est sure, je suis tombé amoureux de ce pays, du sourire des gens, de leur gentillesse gratuite, de leur accueil. Je me sens cearense maintenant et un jour je reviendrai travailler ici. Je dois beaucoup de chose à ce pays, et surtout aux gens que j'ai rencontré,  qui m'ont aidé à comprendre énormèmement de chose sur la vie. Avec ce tatouage j'emmène avec moi une partie du Brésil, c'était le moment de le faire et je ne pourrai pas oublier ce que j'ai vécu ici.
     
    Bisous à tous et on se voit dans pas longtemps 
    October 29

    La vie au Brésil....

    Salut tout le monde, j'étais en train de lire les blogs de quelques INAPGIENS et je viens de m'apercevoir que j'ai été un peu flemmard et que je vous ai quelque peu délaissé ces derniers temps, MAIS j'ai une explication. Depuis 3 semaines je pense avor passé environ 2h30 devant l'ordinateur...
    Et oui comme je vous l'avais expliqué dans mon message précédent j'ai commencé mon travail de terrain et donc je voyage toutes les semaines du mardi au vendredi.
    Je vais pas vous raconter l'ensemble de mes entretiens avec les agriculteurs, bien que ce soit très enrichissant culturellement parlant, ni toutes les sorties que j'ai fait depuis 3 semaines, sinon j'en ai pour environ 3h mais je vais selectionner quelques annecdotes afin de vous présenter rapidement ce que peux être la vie à 100km/h dans le Ceará.
    Il y a quand même un week end qu'il faut que je vous raconte car je pense qu'il reflète completement ce qu'est ma vie ici depuis 4 mois...
    Tout d'abord il faut savoir que les brésiliens adorent les jours fériés, et qu'ils sont capable de trouver les excuses les plus invraisemblbles pour rallonger leur week end. Le vendredi 12 octobre était le jour du Saint Patron du Brésil, du coup férié et ca laisse un week end de 3 jours. MAIS c'était sans compter sur l'intelligence des professeurs brésiliens qui ont décrété que le lundi 15 octobre était le jour des professeurs, donc jour férié. Toutes ces petites magouilles m'ont donc permis de profiter d'un week end de 4 jours, et comme dirait mon grand ami Tony: Ce week end il y a 4 vendredi soir (jeui soir, vendredi soir, samedi soir, et dimanche soir) et lundi c'est dimanche...
    On a donc décidé de commencer les hostilités par une première fête jeudi soir, on s'est donc rendu à une soirée d'intégration de la fac, la Calourada (pour ceux d'entre vous qui auraient oublié leur cour d'espagnol de 4ème ca peut se traduire par "Chaleur") . Cependant il faut remettre les choses dans leur contexte, ici c'est le Brèsil, 16 fois plus gros que la France, donc une soirée d'intégration ca donne en quelques chiffres:
    •  15 000 personnes
    •  concerts avec 10 groupes différents
    • 1 autre piste de danse avec stromboscope et musique électro
    • 10 bars différents
    • 10 barraques à Sandwiches et barbecue
    • 2m, c'est la distance qui me séparait d'un mec qui a vomi au milieu de la foule...

    En gros cette fête se passait en plein air, en plein centre de Fortaleza dans le parc qui entoure les batiments de l'administration de l'école et je pense que j'ai pas besoin de vous dire que c'était assez impressionant. Enfin ce fut une très bonne soirée qui encore une fois c'est terminé vers 5h du matin après moultes bières et 1 sandwich à 5h du matin.

    Le vendredi après une journée passé à pas faire grand chose, sinon laver mon linge (y'a plus funky...), j'appelle Tony et on décide d'aller commencer la soirée dans un petit bar pour écouter du Chorinho, musique traditionelle brésilienne dont la samba est dérivé. On va donc dans ce bar avec d'aures amis et en arrivant on se rend compte que Katarina connait les mecs qui jouent. Bref on passe un super moment à écouter cette musique envoutante et entrainante. Une fois le concert terminé, les musiciens viennent à notre table et on commence à parler de musique, du Brésil, des inégalités sociales, de la France, d'art... bref une rencontre culturelle qui s'est quand même terminé à 2h du matin et après 20 bouteilles de bières. Pourtant la fatigue ne se faisait pa encore ressentir, nous sommes donc allé dans notre peitite rue préfèré afin de terminer la soirée avec quelques partis de billards et un bon gros sound system reggae. Une fois l'horaire fatidique de 5h du matin arrivé on a décidé de se rentrer car on était juste à la moitié du week end et il fallait garder des forces.

    Samedi,sans aucun doute le jour le plus imprévisible de toute ma vie:

    Ce samedi était marqué par la demi final de la coupe du monde de rugby, sauf que cette demi finale tombait un samedi après midi à 16h (heure locale) en même temps que la retransmission des matchs du championnat brésilien. Je décide donc, vers 14h et malgré ce contexte pour le moins difficile de partir à la recherche d'un bar pour assister à la demi finale. J'arrive au Dragão do Mar, centre de l'activité nocturne et culturelle de Fortaleza et je rentre dans un bar que j'avais déjà reperé quelques semaines auparavant, l'Amici's Bar. Ce bar est parmi les plus gros de Fortaleza, si ce n'est le plus gros, avec retransmission de pleins d'évènements sportifs, concerts de blues le dimanche soir, tournoi de billard...je me dis alors qu'il y a surement moyen de négocier une télé dans un coin pour assister à la demi final. J'arrive donc 15 min avant le début du match et après 5 min de discussion avec le serveur il accepte de retransmettre le match sur une des télés. Victoire... Ce que je vous ai pas dit c'est qu'en même temps dans le bar il y avait une troupe de samba qui répétait pour le carnaval, j'ai donc assisté au match avec un fanfare (30 personnes) qui jouait de la samba pendant toute la rencontre c'était assez irréel mais très sympa.

    Je me pose donc au bar afin d'assister au match et je vois qu'il y a un mec qui regarde la télé pour essayer de voir ce que c'est que ce sport bizarre, bah oui les brésiliens ils connaissent pas le rugby... Je décide donc d'aller lui parler, et il m'invite à sa table pour regarder le match avec lui. Au bout de 5 min j'apprends que le mec en question est le patron du bar... On commence donc à discuter, à boire des bières, à reboire des bières, re reboire des bières, le tout entrecoupé de rencontres avec un argentin, et d'autres brésilien. Après la défaite de la france (enfoiré de rosbief...), je décide de rester dans le bar sous la proposition de mon hote afin d'assister aux matchs de foot retransmis dans le bar... J'accepte donc, et par là même accepte de reboire environ une dizaine de tournée... puis mon nouveau pote m'invite à bouffer un pizza dans son bar. Vers 20h, après 5h de bières et 1 pizzas je me dit que je vais peut être me rentrer et demande à Francisco (le patron du bar) combien je lui doit, et c'est alors qu'il me dit: Non l'addition elle est pour moi... Pas mal comme nouvelle connaissance...

    On décide donc d'aller prendre un café dans le Starbuck qui se situe juste à côté de l'Amici's Bar avant de se dire au revoir. On rentre dans le café, on commande et c'est alors  que j'étais tranquillement assis en train de boire mon double expresso (c'est assez bizarre comme goût après 5h de bières et 1 pizza...) que je sens une main se poser sur mon épaule et que j'entends un mec me dire:" Salut mon ami ca va!!!"

    Je me retourne et je reconnais tout de suite André, le mec qui travaille à la reception de l'hotel dans lequel j'ai séjourné début août. Durant ce passage à l'hotel j'avais sympathisé avec lui mais pas beaucoup plus. On discute donc durant 5 min et il me dit alors:" Je suis avec ma copine et quelques potes, on va faire des courses et faire la fête chez mon pote Carlos, tu viens avec nous?". A votre avis qu'est ce que j'ai bien pu répondre, bien sur que je viens. On est donc tous parti, avec Francisco et sa copine, direction le supermarché afin de faire des courses et ensuite  direction la maison de Carlos. Je me suis donc retrouvé chez un mec que je connaissais pas avec environ 10 personnes que je connaissais pas ou peu et je sais pas ce qui s'est passé mais on est très vite tous devenu pote, tellement pote qu'on a réussi à boire de la vodka jusqu'à 11h du matin et que j'ai été invité au mariage d'André et de sa copine Paula au mois de novembre...Vers 11h du matin les derniers survivants dont je faisais parti décident d'aller se coucher (bah oui il y avait plus de vodka...) et je me suis réveillé chez Carlos vers 16h... On a donc préparé, enfin les filles (pays sacrèment macho, mais j'y consacrerai un article une autre fois) des hots dogs pour tout le monde. C'est alors que vers 17h alors que j'étais encore pas très bien réveillé et plutôt explosé que je reçois un coup de tél de Tony et que je me rappelle que je lui avais promis qu'on irait assister à un concert de blues au Amici's Bar...

    Je pars donc de chez Carlos vers 17h30 et j'arrive chez moi vers 18h. J'ai à peine le temps de prendre une douche, de manger et d'expliquer à mes colocs que je suis encore en vie mais que si ca continue sur ce rythme je vais pas tarder à mourir que je repars pour retrouver Tony et d'autres potes afin d'aller assister à ce concert de Blues. J'explique à tout le monde ma soirée de la veille et évidemment tout le monde hallucine (j'en reviens toujours pas en écrivant l'article) et je finis d'effacer les derniers doutes de certains en allant saluer Francisco en arrivant á l'Amici's Bar. On a donc bu encore pas mal de caiperina et fait pas mal de parties de billard. En fin de soirée il ne restait plus que Tony, Katarina et moi et je propose donc d'aller boire la Saidera. La Saidera c'est le nom donnée à la dernière bière de la soirée, celle que tu demande en même temps que l'addition, comme ca tu peux continuer à boire en attendant l'addition (il sont forts ces brésiliens...). On se retrouve donc dans un petit bar ouvert 24h/24 et on a piccolé des bières jusqu'à 6h du matin en parlant uniquement de musique.

    Voilà donc comment s'est déroulé un des week end les plus fou de toute ma vie, qui s'achève avec environ 20h de sommeil en 5 nuits et j'ai pas osé compter le nombre de litres de bières...Ce week end résume complètement la mentalité brésilienne ainsi que leur hospitalité. C'est très facil de faire des rencontres et de nouer des amitiés, la preuve je suis même invité à un mariage!!!

    Après ce week end riche en fête, il a fallu repartir sur le terrain pour une autre semaine de boulot et de fête tous les soirs....Je vous passe les détails des 2 semaines et des week end suivant car ce fût en gros: travail pendant les journées de la semaine, cachaça et bière le soir et en fin de semaine concert au Maria Bonita le vendredi soir, match de foot de Flamengo avec Tony dans un bar (qui dit foot dit bière) le samedi après midi et Maria Bonita ainsi que bar à Samba le samedi soir. Enfin préparation de plat brésilien avec Tony et Cintia (sa copine qui était là pour 15 jours et que je vais revoir quand j'irai dans le sud en décembre) le dimanche midi et séances films jusqu'au dimanche soir tard...

    Je vis donc à 100 à l'heure ici, entre le boulot qui avance très bien, les sortis, les rencontres. Je suis déjà en train de me dire que je vais pas avoir assez de fin de semaine pour revoir tous les gens que j'ai croisé depuis que je suis arrivé mais c'est ca qui fait le charme du Nordeste brésilien, la chaleur du climat mais aussi celle de ses habitants.

    Bon je vous laisse les petits loups, je dois finir de préparer ma dernière semaine de boulot sur le terrain et aussi me préparer car le week end prochain il y a encore un week end de 4 jours...

    Tchau, ate mais

    Bacchusino do Brasil!!!!!!!!!!!!

    October 10

    Le mois de septembre : Fêtes, plage et boulot…

    Salut à tous, et non je ne suis pas mort !!!!! Je ne vous ai pas donné de nouvelles durant ce mois de septembre, mais c’est parce que j’attendais d’avoir pas mal de trucs à vous raconter et aussi, je dois avouer que j’ai été pris d’une grosse flemme en ce qui concerne l’écriture des mes aventures.

                Ce mois de septembre a donc été placé sous le signe des rencontres, de la fête et de la plage…

    Pour vous remettre dans le contexte, j’ai emménagé fin août dans un appart juste à côté de la fac. J’ai emménagé avec 2 étudiants en math, Tiago dont la passion est la géométrie différentielle et Sabrina qui se plait à étudier l’algèbre. Je vous vois venir avec vos gros sabots, et vous avez raison, c’est pas les sujets d’études les plus funky qui puissent exister. Cependant ils sont sympas, mais pas trop fêtard ce qui est un handicap, car j’avais bien l’intention de profiter des fameuses fêtes brésiliennes.

                Heureusement, mes chers colocs ont des potes, dont certains qui sont beaucoup plus fêtard qu’eux, malgré leur passion pour les maths (je comprendrai jamais comment tu peux être passionné par un truc comme ça… surtout quand il s’agit de géométrie différentielle, rien que de l’écrire ça me fait peur !!!!).

                C’est comme ça que j’ai rencontré Tony, qui fait un doctorat en géométrie différentielle ( beurk…). Cependant il présente des caractéristiques beaucoup plus intéressantes comme, grand consommateur de bière, fan de rock, insomniaque et amateur de concerts… Tony c’est le mec qui est capable de te dire à 5h du mat, après une soirée concert très largement arrosée, « On va se prendre une dernière bière, je connais un bar qui est ouvert toute la nuit » J’adore…

                J’ai donc passé pas mal de soirées avec Tony et avec certains de ses potes et j’ai pu découvrir les lieux où les étudiants font la fête. Il y a une petite rue en plein centre ville, quand je dis petite c’est 50m de long et à peine assez large pour qu’une voiture puisse passer… Dans cette rue, toute les maisons ont été rachetées et transformées en bar. On trouve donc des bars ambiances rock, des bars salsas, des bars reggae…

                J’ai donc été initié aux habitudes de la troupe, c'est-à-dire se retrouver le vendredi soir au Maria Bonita pour les concerts du vendredi. Le principe est que chaque vendredi il y a un groupe différent qui vient et qui joue tout le répertoire d’un groupe de rock connu. J’ai donc pu assister à une reprise du répertoire des Pink Floyd et de Led Zeppelin(vraiment pas dégueu d’ailleurs). J’ai vraiment passé de bonnes soirées, bien arrosées, qui se finissent au petit matin.

                Pour le 2ème concert (la reprise de Led Zeppelin), on a réussi à traîner Tiago et une de ses copines dont s’était l’anniversaire. Le concert se passe très bien, la preuve j’ai fini avec pleins de bières sur mon bermuda, et après on décide d’aller danser dans le bar à ambiance salsa. Du coup une question vous vient à l’esprit, « Mais, il sait danser la Salsa ? ». Eh bien la réponse est non, mais bon avec quelques litres de bières dans le sang on est prêt à tout…Enfin on arrive dans le bar salsa, et l’ambiance était complètement morte. On aperçoit alors que devant le bar reggae il y a pleins de gens attroupés. On décide de se rapprocher et en tendant l’oreille on se rend compte que le bar reggae s’est transformé en micro boite de nuit avec de la techno hyper violente et pleins de stromboscope, un truc suffisamment puissant pour faire retrouver la vue à Gilbert Montagnier… On décide d’entrer pour danser un peu et boire une bière. Au bout de 2 mètres dans le bar on s’aperçoit qu’il est impossible d’atteindre le bar tellement il y a de monde, on décide donc de danser un peu en attendant que le bar soit accessible. C’est à ce moment précis que j’ai pu me rendre compte des limites de la géométrie différentielle… Ah ça pour te faire des dessins en 3D et calculer les coordonnées d’un point dans un repère XYZ il y a du monde, mais quand il s’agit de bouger ses fesses sur la piste de danse ça devient beaucoup plus compliqué… J’ai donc assisté à ce spectacle assez drôle, mais vu le peu d’entrain de mon coloc tout le monde à décidé de sortir du bar. J’ai quand même eu le temps d’aller boire une bière avec un mec que j’avais rencontré en jouant au foot sur la plage 15 jours avant et que j’ai recroisé ce soir là…

     

                Mon deuxième collègue est Saac, le copain de Sabrina (mon autre coloc pour ceux qui auraient déjà oublié). Il vient de finir son doctorat à Santa Catarina, une ville du Parana, et devinez sur quoi portait sa thèse de doctorat ? L’électronique, faut quand même pas abuser je vais pas être entouré que de matheux.

                Saac squatte de temps en temps l’appart et est lui aussi un grand consommateur de bière, comme la plupart des brésiliens, et il est généralement d’accord pour faire la fête. C’est comme ça qu’un fameux samedi soir, on a réussi à faire vomir Tiago dans son lit… Ce fut une des dernières fois qu’il a bu de la bière avec nous, bah oui il s’est fait engueulé par sa copine après… bichette…

                J’ai passé quelques soirées avec Saac et Sabrina assez trippante, et surtout une après midi à la plage assez mémorable. On est parti avec Saac, Sabrina, un pote de Saac, Cleyton qui a 45 ans et qui a fait une partie de sa thèse en France (à Nancy), ainsi que sa femme et ses 3 enfants. On a passé l’après midi à la plage, dans une baraque énorme. On est resté toute l’après midi à alterner baignade, bière et caiperina et en fin d’après midi on a assisté à un concert qui avait lieu dans la baraque. Pour vous donner une idée, ça donne 200 personnes en maillot de bain avec une bière à la main en train de danser et de chanter, ambiance vraiment sympa. Du coup on est resté à la plage jusqu’au 20h et on est reparti après que je me soit fait dragué par 2 filles dont une qui m’a filé son numéro de téléphone avant que j’ai le temps de dire quelque chose. Cependant le nom sur le papier était celui d’un mec, selon Saac « Fait gaffe, cette fille est suspecte… » Et oui c’est aussi ça le Brésil !!!

     

     

                J’en viens maintenant à cette surprise dont je vous avez parlé et pour laquelle, vous pouvez l’avouer, vous avez lu le début du billet.

                Et oui messieurs, vous en avez tous rêvé au moins une fois dans votre vie, et bien je l’ai fait pour vous, j’ai assisté à une étape du Championnat du Monde de Beach Volley !!!

    Je vous ai mis quelques photos dans l’album. Bon il n’y en a pas beaucoup mais j’ai arrêté quand j’ai vu que les gens me regardaient bizarrement quand je prenais des photos. Les 2 demoiselles avec les maillots de bains blancs sont Juliana Sylva et Larissa Franca, championnes olympiques en titre s’il vous plait. Elles ont aussi remporté le tournoi à Fortaleza. J’ai aussi assisté à d’autres rencontres car ce que vous pouvez voir en photo est le terrain principal mais il y avait pleins d’autres terrains derrières pour les matchs de poule, et on se situe très prêt de l’action… Je ne vous cache pas que les équipes françaises n’ont pas brillées dans ce tournoi qui a été remporté chez les filles et chez les hommes par des équipes brésiliennes. En même temps les ¾ des équipes étaient brésiliennes, ça facilite grandement la chose.

                Après avoir observé très attentivement les compétitrices durant toute une après midi, il reste une question à laquelle je n’ai pas trouvé de réponse. Comment est il possible de faire du sport avec un aussi petit maillot de bain ? En tout cas, il est facile de savoir le nom des joueuses, c’est écrit sur leurs fesses…

     

    Comme vous avez pu le voir dans le titre, il y a aussi le mot « boulot », je vais vous raconter ma semaine passée sur le terrain avec l’Agence Tout Risque… Il suffit de lire l’article qui suit.

    L’Agence Tout Risque

    Après avoir mis en place tout mon protocole de recherche et pris tous les contacts j’ai enfin pu commencer à collecter les données nécessaires à mon travail de recherche. Qui dit collecte de données, dit aussi entretiens avec des agriculteurs et donc séjour sur le terrain.

                En l’occurrence le terrain se situe dans le Sertão Central , à environ 200 km de Fortaleza, la ville où j’habite.

                Je suis donc allé exposer mon plan de recherche, lundi 1er octobre, au directeur de l’ONG ESPLAR qui m’avait déjà aidé pour renouveler mon visa. Après 5 min de discussion Marcus, me dit qu’une partie de l’équipe des techniciens de l’ONG va passer toute la semaine sur le terrain dans la maison de l’ONG qui est dans un municipe voisin du municipe que j’étudie et que je vais pouvoir aller sur le terrain avec eux.

                J’ai donc intégré l’Agence Tout Risque, cette fine équipe qui se compose de :

     

    ·                   Alan : 37 ans, le juriste de l’équipe. Il travaille avec les communautés sur l’organisation et la mise en place des projets. Il est toujours en train de faire des blagues, c’est aussi le musicien de la bande. Il écoute de la vieille musique brésilienne, et j’ai aussi appris qu’il kiffe Christophe, vous savez « Aline », « Les Mots Bleus »…

    ·                   Paulo Vitor : C’est le Mac Gyver du groupe, tu lui laisses un chewing gum et il te fabrique une bombe atomique… J’ai aussi appris en passant 2 jours avec lui qu’on pouvait rouler avec une Golf sur des rochers, et des chemins où normalement il n’y a que des motos qui passent. Selon lui : « La Golf s’est mieux que le 4x4, avec cette voiture tu peux passer partout. ». J’étais un peu sceptique au début mais force est de constater qu’il avait raison.

    ·                   Sergio : c’est le petit jeune de la bande (25 ans), et aussi le gars du coin. Il est natif du municipe de Quixada, là où on a dormi et sa mère vit dans une communauté, elle est agricultrice.

    ·                   Ricardo : 38 ans, sûrement celui avec lequel je me suis le plus entendu (peut être parce qu’il est toujours prêt à aller boire une bière) et avec lequel j’ai le plus déconné. Ricardo est gay (je sais pas pourquoi je m’entends toujours bien avec les gays) et c’était extrêmement drôle de le voir se moquer du machisme culturel des locaux sans que ceux là s’en rendent compte. On a passé une soirée dans un bar avec Sergio, Ricardo et Marcello un mec qui travaille au Syndicat des Travailleurs Ruraux et qui est d’un machisme typique du Sertão et Ricardo a pas arrêté de le faire marcher en lui disant des phrases du genre « Putain, t’as vu les meufs là bas ? », « Allez on va en boîte après c’est rempli de meufs… » et Marcello qui ne savait pas que Ricardo est gay renchérissait à chaque fois.

    ·                   Lena : C’est la maman du groupe, elle travaille avec Ricardo avec les enfants des communautés et ils font un travail hyper intéressant (je vais les accompagner durant une journée pendant mon prochain voyage sur le terrain). C’est la touche féminine du groupe. Elle a une fille qui vit en France et du coup elle parle un petit peu français.

                 

                  Notre petite troupe avait même un hymne, eh oui. En mon honneur, Voyage Voyage a été choisi comme notre hymne de la semaine…

    Voilà, les présentations faites, je peux vous dire que cette semaine a été chargée en boulot avec des journées commençant à 7h30 du matin pour finir parfois vers 21h après la dernière réunion. Cependant la semaine a aussi été très chargé en fiesta, avec une sortie tous les soirs.

    Le premier soir on a été boire quelques bières et manger dans un bar histoire de faire connaissance et d’échanger nos connaissances en matières de langage familier français et Cearense.

    Le deuxième soir, il a fallu faire connaissance avec les nouveaux voisins. En effet l’ONG vient de changer de maison, j’ai donc participer à l’emménagement dans la nouvelle maison qui se situe dans une rue où elle est entouré de bars… Alan .

    Le deuxième soir, il a fallu faire connaissance avec les nouveaux voisins. En effet l’ONG vient de changer de maison, j’ai donc participer à l’emménagement dans la nouvelle maison qui se situe dans une rue où elle est entouré de bars… Alan s’est donc chargé d’aller voir le patron du bar. Il est sorti en caleçon et tong pour aller voir le mec histoire de faire connaissance et le patron a accepté de nous passer la bouffe et les bières par la fenêtre de la maison, on a donc été servi toute la soirée chez nous par le barman, ça c’est la classe…Il était important d’entamer de bonnes relations de voisinages et selon le terme consacré, ça c’est fait !!!

    Enfin le troisième soir alors que la fatigue commençait à se faire sentir nous sommes sortis avec Sergio et Ricardo dans ce fameux bar dont je vous ai parlé précédemment jusqu’à 1h30 du matin. En rentrant, on est passé devant la boite locale, c’est alors que j’ai émis l’idée, je sais toujours pas pourquoi, d’aller juste boire la dernière bière histoire de voir comment était la déco de la boite. On est donc rentré, et on est ressorti seulement vers 4h du matin après avoir bu quelques bières de plus et entendu des tubes internationaux et indémodables comme Born to be alive !!! La soirée s’est donc achevé par une petite bouffe de mec bourré à 4h du matin et avec une discussion sur les histoires brésiliennes et françaises. La conclusion, selon Ricardo, est que Napoléon devait avoir un joli petit cul… Si quelqu’un pouvait me renseigner la dessus

    Cette bonne soirée a quand même laissé des traces, notamment pour Sergio qui a vomis en se levant avant d’aller bosser, bah forcément il boit jamais et là… Pour lui comme pour moi, le travail du vendredi matin fût horrible. J’ai expérimenté un nouveau mode de travail extrême : se balader dans les champs de coton avec la gueule de bois (qui se traduit par Ressac en portugais, je trouve ça très bien imagé) alors qu’il fait 40 degrés à l’ombre à 9h du matin. Ce fût une épreuve assez difficile, j’ai bien cru que j’allais tomber plusieurs fois jusqu’à qu’un des agriculteurs nous propose de boire un verre d’eau.

    Le résultat de cette semaine est que, selon les techniciens, je suis déjà devenu un vrai Cearense, ils vont essayer de demander la double nationalité pour moi. En effet, je dors dans un hamac sans problème, je mange des haricots à tous les repas, je joue au foot avec les communautés en plein après midi et j’ai appris les expressions du langage locale…

    Je suis revenu vendredi, et j’ai dormi tout le week-end histoire de me remettre de cette semaine intense en travail (dont je vous parlerai la prochaine fois), et en fiesta. Je vais rester cette semaine à Fortaleza pour analyser mes premiers résultats et je vais sûrement repartir sur le terrain avec eux la semaine prochaine

    Je vous embrasse les petits loups, et à bientôt pour de nouvelles aventures…

     

    Ate Mais, Mateus Cearense

    October 01

    Rectification

    On vient de m'annoncer dans l'oreillette, enfin plutôt dans le portable, que je vais voyager dans l'intérieur du Ceará toute la semaine pour rencontrer des paysans. Il va donc falloir attendre un peu pour voir ces fameuses photos. Indice: ca se passe sur la plage...
    Até Mais les petits loups

    Bon anniversaire Darts!!!!!

    Je sais c'était hier mais je peux pas me connecter à internet le dimanche...
    Pour les autres je vous promet un article cette semaine et ca parlera d'un fantasme masculin avec photos en prime... Surprise
     
    Ate mais
    September 11

    Découverte des assentamentos..

    Salut à tous,

    La dernière fois que je vous ai écrit je devais partir une semaine dans l’intérieur du Ceará pour passer du temps dans 2 assentamentos. Et bien ça y est je peux vous annoncer que le choc culturel je l’ai pris en plein dans la gueule…

    Je suis parti lundi matin sans vraiment savoir ce qui m’attendais et j’ai passé une des semaines les plus enrichissantes de toute ma vie. Je suis parti avec Paula, une étudiante de la fac qui a travaillé pendant 2 ans dans l’assentamento Santa Helena (municipe de Canindé), où j’ai passé la première partie de la semaine, jusqu’à vendredi matin.

    On est arrivé à Canindé à 9h du matin après 3 heures de bus. Canindé est une petite ville de l’intérieur du Ceará célèbre pour avoir accueilli Saint François d’Assise. Cette bourgade est surtout connue des pèlerins car on y trouve une statut géante de Saint Fanfan, pour les intimes. En faisant le trajet en bus j’ai quand même vu des gens autour de moi se signer en apercevant la statut ; ici on rigole pas avec la religion, mais j’y reviendrai un peu plus tard.

    On a donc pris ce fameux bus pour effectuer les 22km qui séparent l’assentamento de la ville. Je n’ai pas pu prendre de photo à ce moment là mais c’était comme dans les films, le bus chargé de sacs de riz, de poules, d’alcool, de fruit et de pleins d’autres trucs. On a quand même mis 1h30 pour effectuer les 22 km de piste… C’est comme ça que j’ai découvert le paysage du Sertão durant la période sèche. Comment vous le décrire, il s’agit sans aucun doute de l’endroit le plus sec que je n’ai jamais vu. Je crois que le plus simple est que vous regardiez les photos…

    On est ensuite arrivé dans l’assentamento Santa Helena et on a commencé par une réunion de présentation. Forcément un français qui débarque dans une communauté de 50 familles perdues dans la campagne ça passe pas inaperçu…

    La réunion commence par une prière collective, en fait ici tout commence par une prière, même les matchs de foot. Une fois ce cérémonial terminé, les hostilités ont pu commencer. Ce qui devait être une réunion de présentation de ce pourquoi j’étais là s’est transformé en une présentation de la France sous toutes les coutures. Les gens étaient très curieux de savoir comment est notre pays et quelles sont les différences avec le Brésil. Au bout d’1 heure on a rapidement mis en place la suite des événements, c'est-à-dire qui allait m’accompagner de maison en maison. J’ai donc été escorté par Alex, 8 ans, et Goddot, 58 ans. Une fois cette fine équipe formée, on ajourne la réunion et nous rejoignons la maison de Zé Mario. Zé Mario est un habitant de Santa Helena qui a 37 ans et qui vit avec sa femme Rita et ses 2 fils Tiago et Mateus, 11 et 8 ans. Une des caractéristiques de Zé Mario est qu’il est le leader de la communauté évangéliste de l’assentamento. J’ai donc pu assister à un culte dès le premier soir. Je ne vous cache pas que c’était assez flippant, les gens (15 personnes et des enfants) criant littéralement leur amour pour Jésus. Cependant en essayant de comprendre ce qui était dit j’ai pu me rendre compte que beaucoup de choses étaient mélangées entre Dieux, Jésus et le Saint Esprit. Je ne suis pas un expert en la matière mais quand tu écoutes un CD d’un des pasteurs les plus connus et qu’il te raconte qu’un pasteur africain a ressuscité une fillette donnée en sacrifice au diable par des satanistes, tu te poses quelques questions…De plus quand tu leur dis que l’Islam est la seconde religion en France et que d’autres cultes, comme l’indouisme ou le bouddhisme sont pratiqués, la réputation de la France en prend un coup. Forcément, les pasteurs leurs parlent de respect à longueur de temps mais ils leur disent aussi que ces autres religions sont des choses du Diable… Il y a un autre truc qui m’a vraiment marqué au cours des 2 cultes auxquels j’ai assisté, c’est le nombre de fois où j’ai entendu les mots « véritablement », « réellement » et « vérité », comme s’il fallait se convaincre, c’est un peu la méthode Couhé. De plus il y avait un homme qui n’arrêtait pas de dire « Oui c’est vrai », « Gloire à Jésus, Grâce à Dieu » à chaque fois que quelqu’un parlait. Je trouve qu’il était assez représentatif de l’état d’esprit de ces évangélistes.

    Cependant au cours de tous les entretiens et discussions informelles que j’ai pu avoir avec des personnes de tous les ages ( de l’adolescent au grand-père en passant par la femme au foyer) j’ai compris à quoi servait une religion, quelle qu’elle soit. Elle permet aux gens de garder espoir, d’avancer. Il y a un exemple tout bête qui me vient à l’esprit. Avant de partir, j’ai offert à Tiago et Mateus des blocs notes et des crayons que j’avais avec moi, ceux-ci ont tout de suite été réquisitionnés pour être transformés en cahier de chant religieux.

    Dans ces communautés il y a 90% d’analphabètes parmi les personnes de plus de 30 ans mais tout le monde a une Bible… Je pense que cette foi permet d’expliquer en partie pourquoi ce sont des religieux qui le plus souvent ont permis de faire avancer les choses dans ces communautés.

    Mercredi matin Paula est repartie pour Fortaleza à 5h du matin me laissant affronter le choc culturel. Pour ma part j’avais rendez vous avec mes 2 guides à 7h du matin pour commencer notre petit tour. En attendant Goddot… j’ai pris un petit café (blague pour érudit…). Une fois la troupe réunie nous avons commencé à aller de maison en maison pour rencontrer les gens, discuter de leur histoire, de leurs conditions de vie actuelle, et aussi de la France. J’ai vraiment pu me rendre compte de ce qu’était la pauvreté mais aussi la dignité, l’hospitalité et beaucoup d’autres vertus. A chaque fois que j’arrivais chez quelqu’un j’avais droit à du café ou un verre de lait. De plus quand ils ont su qu’en France on ne mangeait pas de feijão (haricot rouge qui est la base de leur alimentation) ils ont d’abord tous été très surpris et il y a même une dame, Maria Helena, qui m’en a offert 1kg pour que je ramène en France. Je suis donc devenu l’ambassadeur du feijão en France avec pour objectif d’habituer le peuple français à cet aliment afin de faciliter la venue des brésiliens chez nous, c’est pas gagné…

    Des gens qui n’ont presque rien m’ont ainsi accueilli pendant 3 jours, logé, nourrit et ont pris soin de moi. J’ai aussi appris un nouveau jeu, prendre un bain dans le barrage ( où boivent les animaux), et oui quand il n’y a pas d’eau il faut rendre ludiques toutes les activités pour les enfants.

    Je ne vais pas vous raconter tous les entretiens que j’ai eu mais je peux vous dire que c’était moi l’élève et que j’ai appris un nombre de choses phénoménales sur la vie, je garderai toute ma vie en mémoire des entretiens avec des petits vieux analphabètes mais d’une intelligence et d’une sagesse à couper le souffle.

    En ce qui concerne l’analphabétisme, il me vient un exemple en tête. Jeudi dernier il y avait un grand vote national organisé par le MST (Mouvement des travailleurs sans terre) et le PT (parti des travailleurs, parti du président Lula) sur 4 questions importantes pour le peuple des travailleurs ruraux au Brésil. J’ai donc accompagné Goddot et Zé Ernesto pour aller voter. En chemin on a rencontré Zé Mario qui ne savait pas qu’il y avait ce plébiscite d’organisé. Mes deux amis lui ont donc expliqué le pourquoi du plébiscite et m’ont demandé de lire les questions écrites sur le bulletin. Je me suis donc retrouvé au milieu de 3 hommes de 37, 58 et 64 ans à lire un bulletin de vote en portugais car j’étais le seul à savoir lire. Je crois que c’est à ce moment là que j’ai vraiment compris comment durant des dizaines d’années des gens riches ont pu se servir du peuple et à quel point les personnes de pouvoir ont intérêt à laisser ces travailleurs dans l’ignorance. Une autre fois dans la semaine un petit vieux du nom de Mani m’a dit «  Tu sais mon gars, parfois pour nous une parole peux faire plus de bien que tout l’argent du monde… » Je crois qu’il avait entièrement raison.

    J’ai aussi vécu des moments plus légers, en effet j’ai été convié à participer à l’entraînement de foot du club de l’assentamento le jeudi soir. C’était très sympa, on s’est retrouvé à jouer sur un grand terrain de terre battue avec plus de sable que de terre. Encore une fois j’ai pu me rendre compte que j’étais bien au Brésil en voyant 25 personnes se disputer la balle dans 1m² et 4 d’entre eux tenter de sortir la balle en faisant une roulette…

    On a donc joué pendant plus de 2 heures, nous arrêtant seulement quand il faisait nuit noire.

    Pour les puristes, l’équipe dans laquelle je jouais a gagné 3 à 0 et j’ai quand même fait 2 passes décisives laissant le soin à notre avant centre de pousser la balle au fond des filets. J’ai donc acquis un certain respect et été sélectionné pour aller jouer le match de championnat le dimanche suivant.

    Entre temps, j’ai quand même changé de lieu de vie. Je suis allé vivre dans l’assentamento voisin, le Transval Vida Nova. J’ai dormi dans la maison de Cleyton, 22 ans, et de sa femme, Vera, du même age. Cette maison était un peu le lieu de retrouvaille des jeunes de l’assentamento de tous les ages, allant de 4 ans ( ma pote Chris) a 17 ans (Tiago, le frère de Cleyton). La famille de Cleyton, surtout sa sœur, est très impliquée dans le mouvement des sans terres, j’ai donc eu des discussions très intéressantes avec Luis, le père de Cleyton et avec Cleyton lui-même.

    J’ai aussi visité l’école et la crèche qui accueillent à elles deux plus de 180 enfants. Toutes ces rencontres m’ont valu une invitation pour la rencontre sportive des écoles le samedi à Canindé.

    Nous sommes donc parti samedi matin à 7h30 de l’assentamento avec le vieux camion de Luis qui fait office de bus de ramassage scolaire. C’est dommage qu’il n’y avait pas un représentant du Guinness Book des records car je crois qu’on a battu le record du plus grand nombre d’enfants pouvant loger à l’arrière d’un camion datant de Mathusalem… En effet, plus on s’approchait de Canindé et plus le fourgon se remplissait, à l’arrière mais aussi sur le pseudo toit en bois fabriqué par Luis. Après comptage, je peux affirmer qu’il y avait plus de 100 enfants âgés de 8 à 17 ans à l’arrière du camion. Pendant le trajet j’ai découvert une part de moi-même que je ne connaissais pas, mon côté Gaulois. Cette bonne vieille peur que le ciel vous tombe sur la tête. Et bien ça a failli arriver, le toit commençait à craquer de toute part quand nous sommes entrés dans la ville. Tel un débarquement, les enfants de la campagne sont arrivés en ville pour rencontrer le compétiteur citadin.

    Les rencontres prévues ce matin là était celles de futsal, avec 3 rencontres selon les catégories d’age.

    Lorsque je suis arrivé, la première rencontre avait déjà commencé, cependant je n’ai pas eu besoin de demander quelle était l’équipe des enfants de l’assentamento. En effet, chez nous pour faire les équipes on se différencie par les « maillots » contre les « sans-maillots », et bien cette fois les deux équipes avaient de très beaux équipements. La distinction se faisait entre les « avec chaussures » contre les « sans chaussures »… je vous laisse deviner quelle équipe jouait pieds-nus.

    J’ai donc assisté à 2 matchs dans les tribunes avec une ambiance très sympa. C’est alors que le 3ème match est arrivé. C’était au tour des équipes d’adolescents, cependant quand on a vu arriver l’équipe des citadins on s’est dit qu’il y avait un problème. On aurait dit des papas qui venaient faire leur sport du samedi matin, c’est limite s’ils ne sont pas arrivés avec femme et enfant. Les ados nous ont alors demandé de jouer avec eux, moi et Jacob, un mec de Santa Helena qui doit avoir à peine 18 ans. Forcément nous acceptons, et me voilà engagé dans l’équipe des « sans chaussures ». Sauf que je sais pas si vous vous imaginez jouer un match de foot de 2 fois 20 min pieds nus sur du béton. Et bien chers amis j’ai fait l’expérience pour vous et je peux vous assurer que je ne le referai pas. Je m’en suis sorti avec 2 ampoules d’une taille d’environ 1/3 de mon pied, remplies de sang et des brûlures pleins les genoux, forcément quand tu tacles sur le béton… Comme dit un bon vieux dicton Deux Sévrien : «  Qui fait le malin cheux dans le ravin ». Pour l’anecdote nous avons perdu 10 à 4 je crois mais je ne suis pas sur car j’étais plus concentré sur mes pieds que sur le match.

    Enfin, après l’effort le réconfort. Tout ce petit monde s’est retrouvé à la piscine de Canindé pour s’amuser tous ensemble. Il y avait une vrai ambiance de centre aéré, c’était très sympa, on sentait qu’il n’y avait pas de ségrégation entre les enfants de la ville et ceux de la campagne, ils jouaient tous ensembles. Je pense que ce genre d’initiative est une très bonne chose pour que ces enfants ne se sentent pas oubliés.

    Pour ma part, ne pouvant m’amuser avec les gamins dans la piscine j’ai donc discuté autour de quelques cuba libre avec le prof de sport des enfants, Claudio. J’avoue que ça n’a pas fait disparaître la douleur de mes pieds, il est clair que c’est un peu emmerdant pour marcher quand tu peux pas poser les pieds par terre…

    Le plus embêtant était que j’allais devoir déclarer forfait pour le match du lendemain. J’espère que vous sentez le suspens monter… Et bien non, c’était sans compter sur l’aide de mon remède magique. J’aime pas trop faire de la pub, mais là j’ai quand même été épaté par l’efficacité de mes pansements anti ampoule Compeed. En effet en revenant, malgré les recommandations de tout le monde j’ai donc percé ces ampoules, et retiré au passage environ 10 cl de sang ( sans exagérer, en appuyant dessus il y avait des jets de sangs qui sortaient…). Ensuite j’ai mis les pansements sur les ampoules et j’ai essayé de ne pas trop marcher durant la fin de journée. Je me suis réveillé le dimanche matin, un miracle s’était produit, je pouvais marcher… Je me suis dit, si je peux marcher pourquoi pas courir. J’ai donc décidé d’emmener mes chaussures et des chaussettes au cas où pour le match de foot.

    Les paragraphes qui vont suivre sont spécialement dédicacés aux Deux-Sèvriens et plus particulièrement aux footeux. Je vais vous raconter mon premier match de foot officiel au Brésil…

    Nous sommes partis dans le camion de Luis vers 12h30 de l’assentamento. Là encore on a bien cru que le toit du camion allait céder où que nous allions nous retourner dans un virage, non pas à cause du conducteur mais à cause de la piste et de la vétusté du camion.

    Nous somme arrivés à 14h à Aratuba, là où se déroulait le match de foot. Tout le monde me demandait comment allaient mes pieds, et comme seule réponse je leur disais que j’allais essayer de jouer. En arrivant, tout le monde m’a dit tu vas voir ce terrain il est mieux que le notre, il y a moins de sable. C’était pas faux, mais il y avait des nouveautés, comme un sillon creusé par le passage des motos et un grand nombre d’excréments d’animaux divers allant du cheval à la brebis.

    Le premier match fut celui des jeunes, l’équivalent des moins de 18 ans. Le match durait 2x 15 min, forcément quand il fait 40 degrés et qu’il n’y a pas d’ombre et pas d’eau tu fais pas le malin…

    Pendant le match des jeunes, le coach vient me voir et me file un maillot et un short de l’équipe réserve en me disant :« Tu vas jouer latéral gauche dans l’équipe réserve ». Je mets mes chaussures, le short et le maillot, essaie de courir et m’aperçois qu’en serrant bien les lacets ça ne me fait pas trop mal. Je commence donc la partie, dans des conditions extrêmes, des ampoules énormes sous les pieds, 40 degrés, un soleil qui tape comme jamais et pas une goutte d’eau à l’horizon. Bah oui il faut pas oublier qu’on est sous un climat semi-aride.

    Le début du match se passe bien, je fais quelques actions, de bons centres, de bonnes passes. Il faut vous préciser que je jouais latéral à la brésilienne, c'est-à-dire que normalement tu es défenseur mais tu joues comme un ailier. Au bout de 10 min de jeu, on dominait mais sans avoir trop d’occasions, c’est alors que je récupère la balle côté gauche à environ 25 m du but adverse, après avoir crié « laisse » en portugais à mon coéquipier (on change pas les bonnes habitudes), je rentre intérieur en décalant la balle sur la droite et décoche une frappe du pied droit digne de Marc Landers dans Olive et Tom. Cette frappe décroisée, d’une pureté assez exceptionnel va directement se loger au raz du poteau droit du gardien adverse qui ne peut qu’accompagner la bale du regard. Je venais d’écrire mon nom dans la légende du football brésilien ( bon j’en fait peut être un peu trop là…).

    Tout content d’avoir marqué mon but, mais quand même un peu en lutte avec mes ampoules, je vois le coach qui me fait de grands signes sur le bord de la touche. Je regarde de plus prés et il me fait signe de venir. J’arrive et il me remplace par un autre joueur alors que je venais de marquer un but sur l’action précédente. Le coach me dit alors : « Bon tu vas sortir et tu vas jouer le match d’après avec l’équipe 1ère… ». Je venais d’écrire mon nom en lettre de noblesse et d’acquérir le respect des Brésiliens… (j’en fait encore un peu trop mais c’est tellement bon…).

    Je vais alors m’asseoir en essayant de trouver un coin d’ombre et je regarde l’état de mes pieds. C’était vraiment pas très joli à voir, les pansements avaient foutu le camp et ça me faisait sacrement mal. C’est alors que Jacob a trouvé la solution miracle, il m’a filé une 2ème paire de chaussette, et je sais pas pourquoi et bien ça a marché, la douleur s’est atténuée. A ce moment là je demande : «  combien de temps va durer le match et on me réponds tout normalement, bah 2 mi-temps de 45 min, pourquoi ? » C’est vrai, c’est pas parce qu’il fait une chaleur a crever et qu’il y a des vautours qui volent au dessus du terrain en attendant que tu passes l’arme à gauche pour bouffer qu’on va réduire la durée du match… J’ai donc enfilé la tenue de l’équipe 1ère qui jouait en vert ( T’inquiètes L’Espérance de Chef-Boutonne) et commencé à m’échauffer doucement avec les autres. Doucement à cause de mon pieds et parce qu’il faisait toujours aussi chaud et qu’il n’y avait toujours quasiment pas d’eau. Nous n’avons eu droit qu’à un verre d’eau chacun à la mi temps et un autre à la fin du match…

    C’est alors qu’un nouveau problème est apparu, les 2 équipes avaient des maillots verts. Et bien figurez vous que pour les brésiliens et bien c’est pas un problème, on pouvait très bien différencier les maillots des 2 équipes. Nos maillots étaient verts avec les manches blanches alors que ceux de l’équipe adverse étaient verts avec des manches jaunes, donc il n’y avait pas de problème… Ils sont forts ces brésiliens…

    Je suis resté sur la touche durant la 1ère mi temps et je suis rentré pour jouer toute la seconde. J’ai découvert ce qu’était le foot des campagnes à la brésilienne. Par là même j’ai découvert que le football pouvait se jouer avec les pieds mais aussi avec les genoux, les mains, les coudes et tout ce qui peux donner des coups. Pour donner un ordre de comparaison à tous les Mellois, je peux vous dire que Saint Roman Les Melles s’est vraiment des fiottes à côté des équipes de campagne brésilienne… c’est pour dire.

    En plus de ça, je me suis rendu compte que ce que l’on appelle « l’arbitrage maison » est quelque chose d’universel. En effet, durant toute la seconde mi temps l’arbitre n’a sifflé que 2 fautes en notre faveur… Pas dégueu.

    La partie s’est conclue sur un match nul 1-1 et sur une proposition de contrat pour jouer toute la saison avec l’équipe mais c’est quand même à 200 km d’où j’habite. Enfin l’exploit le plus remarquable réalisé par notre collectif est d’avoir fait croire à l’ensemble de l’équipe adverse que j’étais brésilien et que j’avais une licence mais qu’on l’avait oubliée…

    Voilà ce qu’a été ma semaine de vie avec les communautés de paysans sans terres de l’Etat du Ceará. J’ai appris beaucoup de choses sur la vie à leur côté, passé de grands moments de rire et je ne leur serai jamais assez reconnaissant pour l’accueil qu’il m’ont accordés. Ce matin encore en prenant le bus pour revenir à Fortaleza, j’en ai revu quelques uns et ils m’ont tous demandés quand est ce que je revenais. Il est certain que je retournerai les voir au moins une fois avant de partir.

    Je vous laisse donc et vous invite à méditer un peu sur le courage de ces gens là…

     

    August 31

    Boulot, appart: je suis installé...

    Bonjour à tous, je voudrais d’abord tous vous remercier, vous qui passez régulièrement sur ce blog, amis, famille, pote de pote, et étranger…. Je peux vous dire que ça fait du bien, quand on est à l’autre bout de la terre, de savoir qu’il y a des gens qui pensent toujours à vous.

    Ensuite, je viens de relire mon blog pour la première fois, et je voudrais m’excuser pour le nombre de fautes d’orthographes, dues à une non relecture et un clavier portugais…(je vous jure que c’est pas facil). Cependant je voua promet que je vais faire un efort…

    Bon après cette petite déclaration je vais vous raconter ce qui m’est arrivé depuis la dernière fois où je vous ai écrit.

    Je crois que l’évènement le plus important est quand même le fait que j’ai commencé mon stage. En effet, ça y est, je suis entré dans le monde du café, enfin dans le monde du travail universitaire. C’est quand même fou la quantité de café que peut boire un universitaire !!!! Je vous assure, j’avais jamais vu ça … En plus le café fait par un brésilien c’est un peu de café dans beaucoup de sucre.

    Pour ceux que ça intéresse (Fanfan, c’est pour toi), l’intitulé de mon stage est : Etude socio-économique de l’agriculture familiale et paysanne de l’Etat du Ceará. Cette étude va se réaliser en plusieurs étapes. Tout d’abord, travail avec le projet universitaire Résidence Agraire. Ce projet forme des étudiants à l’équivalent licence chez nous, pour travailler sur le terrain avec les paysans sans terres. Ils permettent donc de rentrer en contact avec les organisations sur le terrain. Ensuite après avoir fait un travail bibliographique je vais élaborer un protocole de recherche et partir 5 semaines dans l’intérieur des terres du Ceará pour faire mon étude sur un site bien définit. Enfin je ferai un rapport sur mon étude et peut être une restitution avec les agriculteurs.

    Ce projet « Résidence Agraire », m’a déjà permis de rencontrer un grand nombre de gens très intéressants. Notamment les professeurs et les étudiants qui travaillent sur le projet et qui sont tous au petit soin avec moi. Notamment mon pote Paolo, le gardien du batiment qui vient me voir tous les jours pour discuter. Je vais vous faire une rapide présentation de Paolo, il s’agit d’un grand gars tout maigre de 22 ans, qui est marié, qui a une fille de 4 ans et qui fait parti d’une de ces églises évangélistes, genre Assemblée de Dieu qui pullulent ici au Brésil. Ce sont des évangélistes, ressemblant beaucoup à ceux que l’on peut voir aux Etats-Unis. Paolo passe donc sa journée à faire son travail en chantant des chansons à la gloire de Jésus et un finissant toutes ses phrases par « Graças a Deus » ( Grâce à Dieu).  On commence donc à discuter après que Paolo ait ramené le café, jusque là rien d’anormal. Paolo me demande alors si j’ai une copine. Je lui réponds calmement que oui et qu’elle est en stage en ce moment comme moi mais en Thaïlande. C’est alors que je vois le visage de Paolo s’emplire d’interrogation,  il réfléchit un instant à la façon dont il va me poser sa question pour enfin se lancer en allant droit au but : Mais pourquoi est ce que tu n’es pas encore marié ? Bah oui en voilà une question qu’elle est bonne. C’est sûr Paolo a 22 ans, une fille de 4 ans et ça fait 7 ans qu’il vit avec sa femme, dans ces conditions comment comprendre qu’un garçon de 23 ans ne pense pas au mariage. J’ai donc été un peu désarcené par la question, mais j’ai cherché ce que je pourrais bien lui répondre. J’ai donc décidé de lui expliquer que ça faisait moins d’un an qu’on était avec Maud  et que en Europe les jeunes ne se mariaient pas aussi jeune qu’ici au Brésil, parce qu’on voulait vivre pleins d’expériences, profiter de la vie. Après réflexion je crois que Paolo a bien compris la première partie de ma réponse mais qu’il n’a toujours pas saisi la deuxième partie.

    Enfin je n’étais pas au bout de mes surprises concernant Paolo. Après avoir réfléchit à ma réponse concernant le mariage, il est revenu à la charge avec une seconde question. Cette fois ci, le sujet fut la religion, « Mateus, (oui ici on m’appelle Mateus, c’est un prénom qui q la classe ici, chercher pourquoi, indice ça a un rapport avec la religion…) est ce que tu as une religion ? » Là encore je cherche à construire une réponse sans choquer Paolo. Je lui dit donc que je suis baptisé, mais que je ne pratique pas de religion et que je n’ai jamais lu la bible. Ca n’a fait ni une ni deux dans la tête de Paolo, il sort directement son exemplaire de poche du Nouveau Testament et me l’offre… J’essaie de refuser en disant que c’est trop personnel et que je ne peux pas accepter, mais rien n’y fait et je me retrouve donc avec un exemplaire du Nouveau Testament en portugais… J’aurai jamais pensé que quelqu’un dans ma vie m’offrirai ce genre de cadeau, je crois que j’aurai pensé à tout sauf à ça. C’est vraiment le genre d’évènement particulier qui vous arrive très rarement. J’ai donc remercier chaleureusement Paolo pour ce cadeau inattendu et surprenant et je lui ai promis de le lire quand j’aurai un peu plus de temps…

    Paolo fait donc parti des personnes que j’ai rencontré au travail, mais il y en a d’autres comme Debby et Faro. Ces deux demoiselles ont finit leur passage dans le projet Résidence Agraire et maintenant elles travaillent sur la question de la femme dans les Assentamentos. Petit point explicatif, les assentamentos sont les terres agricoles des grandes fermes qui ont été réquisitionnées par le gouvernement pour la réforme agraire. En effet les paysans sans terres, occupent certaines terres agricoles non utilisées et après un long processus le propriétaire est désaproprié et les terres sont données aux paysans qui s’organisent en communauté. Les assentados sont les habitants de ces assentamentos.

    Nous sommes donc parti durant un week end avec Debby et Faro, pour rendre une petite visite aux habitants de l’Assentamentos Che Guevara, à 100km de Fortaleza, qui fêtait ses 9 ans d’existence. Nous avions rendez vous à 8h du matin à l’université, pour que Rodrigo, de son vrai nom Seu Juan, nous emmène en voiture jusqu’à l’assentamentos.

    Deux kilomètres avant d’arriver à l’assentamentos, on se retrouve coincé au milieu de la route derrière quelques voitures arrêtées et on ne comprenait pas trop ce qui se passait. On descend de la voiture, et une dame vient nous parler en nous disant qu’elle fait parti d’une communauté de Sans Terres qui occupent depuis 2 ans la ferme à côté de la route et qu’ils veulent forcer un représentant du gouvernement fédéral en visite dans la commune à venir les voire pour discuter. On décide donc, un peu obligés d’attendre avec eux. Durant ces 2h d’attente j’ai pu me rendre compte dans quoi ils vivaient depuis 2 ans avec des enfants et même des bébés. Ce qui leur servait de maison était une cabane en bois recouverte de bâches pour se protéger de la pluie, sans eau ni électricité bien sûr… Je peux vous dire que ma petite conscience d’européen en a pris un sacré coup, habitué à en vouloir toujours plus. Eux ils ne demandent que la dignité et on leur refuse… Je garderait l’image de ses visages pleins de lutte, d’espoir et de souffrance gravés à jamais dans ma mémoire.

    Pendant ce temps notre ami Rodrigo attendait patiemment dans la voiture en écoutant des marches militaires qui reflétaient autant de sensibilité que son visage. Au bout de 2 heures d’attentes et donc un retard grandissant à notre rendez vous à l’assentamentos Che Guevara, Rodrigo nous fait savoir qu’il connaît un autre chemin et que si on fait demi tour on peut arriver à notre rendez vous dans 15 min. J’ai envie de dire merci Rodrigo pour cet éclair de lucidité. Je dois quand même saluer l’effort fait par Rodrigo pour faire une phrase aussi longue, lui qui n’avait pas prononcé plus de 10 mots depuis notre départ.

    On fait donc demi tour et après quelques autres péripéties liées à un chemin ressemblant beaucoup plus au Paris-Dakar qu’à une route brésilienne nous sommes arrivés à l’assentamentos. J’ai donc été présenté à plein de gens, fait le tour de la communauté, été dévisagé comme il se doit, c’est pas tous les jours qu’un français mets les pieds dans leur communauté. Ensuite nous sommes restés pour la fête le soir, qui fût arrosé de beaucoup de vodka, entrecoupés de cours de danse locale, le Forró, et des cours de prononciation donnés par ma grande copine Diana, 8 ans. La soirée c’est fini à 4h du matin et par 3 heures de sommeil dans un hamac. Je vous déconseille vivement le hamac après une trop grande ingestion d’alcool, ça bouge beaucoup trop….

    J’ai donc passé un très bon week end, riche en rencontre, en découverte et en réflexion. Cette promenade s’est fini par un retour dans mon appart dimanche en fin de matinée.

    En effet j’ai un appart, enfin je vis en colocation avec un brésilien de 21 ans, Thiago, une brésilienne Sabrina et son copain Saac.

    L’adaptation se passe bien, même si ici l’ambiance est studieuse, et oui c’est des matheux quand même… J’ai quand même réussi à détendre l’atmosphère en achetant quelques bières pour mon arrivée. Après quelques bières, Thiago est devenu moins sérieux et a fini par me montrer sa collection de Play Boy !!! J’ai aussi découvert autre chose. Dans la série ma coloc c’est une vieille meuf, moi ma coloc Sabrina elle a les 2 saisons de Dawson en DVD… pas dégueu

    Non je les charrie mais ils sont gentils, et Thiago m’a bien aidé à emménager dans l’appart. Et puis maintenant qu’on a passé quelques soirées avec Saac et Thiago à mater les matchs de foot en buvant des bières, tout va pour le mieux.

    Par contre je tiens à souligner un point, je pense qu’il n’avait jamais autant vu de légumes que depuis que je suis arrivé. J’espère que tu es fier de moi maman… Ceci q suscité une petite blague de Thiago en me voyant manger ma salade.

    Blague : Et Mateus, t’es végétarien ?

                            Non je mange de la viande

                            C’est vrai t’es plutôt cervejatarien…. (cerveja signifie bière en portugais).

                Putain c’est trop la déconne cette coloc…..

    Je pense qu’après ce fantastique moment d’humour je ne pourrais pas faire mieux et je vais donc vous laisser. La prochaine fois, je vous raconterai la semaine que je vais passer dans un assentamentos, je pense que le choc culturel risque d’être assez intense, et j’ai hâte d’y être… 

    August 19

    Hisoires de plage...

    Salut tout le monde, je me remets d'une soirée mémorable (que je vous raconterai un peu plus loin dans le message) et je me dis que pour faire passer le mal de crâne il n'y a rien de mieux que de se mettre un peu devant l'ordi.
    il me semble vous avoir mis l'eau à la bouche ans mon dernier message en vous annoncant que j'avais assisté à un fait d'hiver un peu bizarre. Je pense qu'il est temps de vous en faire part.
    Le mercredi 15 août, jour férié au Brésil, nous décidons avec JP, pour nous remettre des efforts d'une réunion du mardi, d'aller passer l'après midi à la plage. On arrive à la plage, on s'installe, on mange un poisson avec une sauce aux crevettes ( un truc de malade!!!) et ensuite on avance sur la plage pour boire un coup. Comme d'habitude on s'est installés dans une barraque bien tranquille. "Bien rtanquille" ca signifie, plage, poisson, caiperinha, et musique de Jack Jonhson... Je décide donc d'aller me baigner histoire de digèrer le repas assez copieux. J'avance sur la plage et en tournant la tête je m'aperçois qu'un peu plus loin sur la gauche il y a un monde fou (genre 5000 personnes), je décide donc d'aller voir ce qui se passe. Il y avait pleins de petits bars sur la plage, des cérémonies, des gens en train de chanter. Plus tard j'ai appris qu'il s'agissait d'une fête du "Spirit" (genre de vaudou) et qu'il y avait des cérémonies pour fêter la reine de la mer. J'arrive donc a milieu de tout ce petit monde, commence à me baigner et d'un cou pje m'aperçois d'un truc. Je suis le seul blanc dans un rayon de 300m, alors que de l'autre côté de la plage, là où il y a les barraques c'est l'inverse. Je peux vous dire que c'est une impression assez bizarre. Je me sentais un peu comme Dieudonné quand il va à un meeting du FN... non je déconne mais quand même ca fait chelou. Enfin bref, je me baigne dans un coin où je ne risque pas de perturber une cérémonie, et où il n'y a quasiment personne. Je commence à discuter avec un mec pour qu'il m'explique exactement ce qu'il se passe, mais je m'aperçois qu'il est trop saoul pour me répondre, alors je me retourne pour voir s'il y a quelqu'un d'autre et je me rends compte que d'un cop il y a pleins de gens qui sont venus se baigner exactement là où je me baignais... bizarre. Je fais pas trop gaffe, et puis je m'aperçois que tout le mnde me regarde l'air de dire qu'est ce qu'il fout là celui là!!!
    L'ambiance commencait à devenir un peu opressante, alors je décide de retourner vers "l'autre côté de la plage" histoire d'aller boire un coup. Je profite de cette promednade pour regarder de plus près les cérémonies, les gens qui dansent et m'imprégner un peu de l'ambiance.
    Tout d'un coup un grand mouvement de foule se crée juste à côté de moi. Au début je réalise pas trop ce qu'il se passe, je comprends vraiment ce que c'est en voyant que les 50 personnes qui couraient c'étaient des mecs qui étaient en train d'essayer de piquer le sac à main d'une meuf et le bracelet de son mec mais aussi de se piquer le butain entre eux. Quand je dis voler, j'ai quand même vu 30 personnes trainées la fille parce qu'elle ne voulait pas lacher le sac. Je suis resté complètement scotché au milieu de tout ça, il y aait des gens qui courraient partout autour de moi. A ce moment là je me dis, pannique pas, de toute façon t'as juste ton short de bain sur toi, il peut rien t'arriver. La fille s'étant résignée à laisser son sac, je continue à marcher complètement "à l'ouest " jusqu'à arriver à la "frontière", c'est à dire les premières barraques pour touristes avec les vigiles qui ont des grosses matraques A ce moment précis je vois des flics passer et d'autres mecs en quad mais j'ai pas trop compris qui c'était, ils aaient tous un flingue, un fusil ou une martaque à la main et ils s'apprêtaient gentiement à rentrer dans le tas pour aller chercher le sac de la meuf. Le truc que j'avais pas observé au début, c'est que juste après cet événement, il y a pleins de mecs qui ont essayé d'aller dans les barraques des touristes pour chourrer ce qu'ils pouvaient... genre émeute de rue. Je retourne voir JP, qui s'était aperçu de rien du tout et qui comprenait pas pourquoi j'étais un peu stressé... Je lui raconte l'histoire et on décide de remonter vers la rue afin de prendre un bus pour retourner vers l'hotel. On arrive à la sortie de la barraque et je vois un fic, je lui demande donc où est ce que je peux prendre le bus et il me répond direct mon pote fait gaffe à ton sac parce qu'aujourd'hui ca rigole pas, je serais toi je prendrais un taxi pour rentrer. Il a à peine le emps de finir sa phrase qu'il y a un de ses potes qui arrive avec un mec menotté, il le met dans le coffre de la voiture et commence à lui filer allègrement des petits coups de matraques. Petite précision: par soucis de rapidité, je pense, la Police Militaire brésilienne circule dans des  breaks dont le coffre est amménagé en cellule... Pas con les brésiliens, comme ça ils peuvent commencer à taper le suspect plus vite...
    Enfin voilà cette petite mésaventure m'a fait réflèchir sur le Brésil et m'a bien montré qu'il y a certains endroits qu'il faut éviter à certain moment et pas faire comme cette fille, aller au milieu d'un évènement oiù il y a 5000 personnes des favelas aec un sac à main, c'est un peu comme descendre dans la fosse aux lions déguisé en steak...
    Concernant le boulot, cette semaine à aussi été très riche. En effet on a établis un plan de travail et on m'a trouvé non pas 1 mais 2 bureaux!!!  Je vais commencer mon boulot à partir de demain par un travail bibliographique sur l'agriculture du Ceara, l'histoire des sans terres et pleins de données classiques. Ensuite j'irai ponctuellement sur le terrain avec des étudiants de la fac, c'est à dire dans les communautés de paysans sans terre. Enfin après ces différenets études je choisirais une commune dans laquelle j'irai passé du temps et où je vais faire un "état des lieux" de l'agriculture familiale, c'est à dire faire un étude sur le mode de vie, les revenus, ls relations sociales dans les familles et les communautés de paysans sans terre et de petits agriculteurs plus traditionnels. Je pense que le choc culturel va être très impressionant et j'ai hate de voir ça...
    Au sujet de l'appart, j'ai pas trop de nouvelles pour le moment, mais j'en saurai plus demain car je vais essayer de rencontrer les proprios d'une petite résience où il y a e spiaules pas chers. En attendant, ce week end, je me fais loger par le cousin de Terezinha ( la prof de portugais qui m'a logé au mois de juillet), Fernando,  qui accessoirement est le vice recteur de la fac!!! et oui ca déconne pas, j'ai des relations maintenant... Ce qui m'améne donc à vous raconter cette fameuse fiesta d'hier soir où je suis allé avec Fernanda, la file de Fernando qui a mon age.
    Au début je savais pas trop ce qui m'attendait, j'avais compris q'on allait sortir dans une boite près de la plage. Me voilà donc parti pour aller en boite avec 3 meufs qui font des études de stylismes et qui sont des vrais minettes, ca me paressait pas gagné pour passer ue bonne soirée...
    On arrive là bas et il y avait un monde fou, que des gosses de riches, et première nouvelle il y aun concert dans cette boite et donc il faut qu'on trouve des billets pour rentrer. Ca s'arrangeait pas... en plus il n'y avait plus de tickets à l'entrée mais que des mecs qui revendait des tickets pour 50 réals, le double du prix de base. Ca n'allait pas mieux.
    A ce moment là Fernanda décide de prendre les choses en main, appelle 3 potes, et on se retrouve à rentré sans payer car on apparait omme par magie sur la liste des invités... Une fois cette affaire réglée, on a pu commencé à boire, et à faire la queue pour rentrer ans la boite. Après s'être bien chauffé à la vodka Fanta en faisnat la queue, on arrive à rentrer dans cett soit disant boite, aui en fait s'est avéré être une grosse barraque au bord de la plage qui fait bar restaurant et club de WinSurf et de Kyte surf. On étai donc en plein air avec des palmiers partout, une scène avec des des groupes qui jouaient de la musique de surfeur, et le bar qui se trouvait dans la réserve de planche à voile!!! Si c'est pas une ambiance de surfeur ca je m'y connais pas... En plus les boissons étaient quasiment offertent, 1euros le vere de 10cl de vodka pure!!!!!! J'ai donc passé une super soirée, j'ai rencontré un mec qui est fan du cinèma français, un autre qui adore la France et avec quyi j'ai vachement parlé de la France et du Brésil, des différences culturelles. C'était trop cool. C'était vraiment une teuf "À l'Americaine" avecv du bon rock et entre les groupes, du gros Rap US et tot le monde qui danse sur les tables. Tout ca s'est fini après qu'on est vu le jour se lever en dansant vers 6h du matin. Cependant j'ai quand même pris mon petit bain de mer à 6 h du mat avant de partir. La soirée fut complete après qu'on est du arrêter la voiture pour qu'une des filles, Louise, puisse vomir...
    Je me suis donc couché ce matin vers 7h et je me suis levé ers 15h avec un mal de crâne et une déshydratation pas dégueu...
    Sur ce, je vais vous laissé vaquer à vos occupations et aller mater le match de foot entre Palmeyras et Flamingo...
    Bis a tous
    Mathieu, de plus en plus bronzé et surfeur....
    August 16

    Que d'événements ces derniers temps...

    Pour ceux qui n'aurait pas fait gaffe il faut lire le billet juste en dessous en premier!!! Et oui comme je vous avait délaissé j'ai mis pleins de nouvelles d'un coup...
    Je voulais aussi faire un petit coucou à mes nouveaux amis Guyanais René-Yves, Annie et Hidéo
    Maintenant que tout est rentré dans l'ordre revenons à nos moutons comme disait un berger basque que j'ai bien connu...
    Je vais donc commencer par vous raconter mon petit périple à Manaus, capitale de l'Amazonie.
    Nous sommes partis 5 jours avec JP à Manaus pour découvrir les joies de l'Amazonie et nous n'avons pas été déçus. Nous avons découvert une ville fabuleuse, changeant d'atmosphère et d'ambiance à chaque coin de rue, ayant une âme que l'on peut ressentir à travers chaque monument, chaque coin de rue, chaque visage croisé.
    Nous avons commencé par faire un tour sur le port et au marché locale pour découvrir les multiples ressources de Manaus. Nous avons mangé dans une petite cantine très populaire du port, rencontrant des gens très sympas mais aussi la misère qui peut exister au Brèsil et qui va souvent de pair avec l'alcoolisme. Un midi, nous allons manger dans notre petite cantine habituelle située juste à côté d'un débarquadaire du port et nous avons assisté à une scène assez irréelle. On était en train de manger et tout d'un coup on voit deux mecs, un de 50 ans environs et un jeune, se diriger vers le fleuve, enfin le jeune trainant le vieux vers l'eau. Sans qu'on est eu le temps de comprendre ce qui se passait on voit le jeune balancer l'autre dans la flotte. Le vieux sort la tête de l'eau et on aperçoit enfin son visage, il était rongé par l'alcool. C'est pas l'alcoolisme qu'on peut voir en France, il avait le visage déformé, on sentait qu'il ne savait pas ce qui lui arrivait. Tout le monde vient donc se mettre au niveau de l'embarquadaire pour observer la scène et se foutre de la gueule du mec et on se rend compte que le jeune a trainé l'autre dans l'eau pour le faire désaouler... C'était quand même la mèthode radicale, car il a passé 10 min à lui mettre la tête sous l'eau. Un peu surpris, je demande au patron de la cantine ce qu'il se passe et il me dit que c'est normal, que ça arrive souvent et qu'en fait il est en train de l'aider à se remettre... Sympa le pote
    Le lendemain nous avons visité le quartier de l'opèra, c'est vraimemt un lieu à part dans la ville où l'on sent la nostalgie du temps où Manaus était ¨La Paris de la jungle¨, capitale de l'art et du bon goût. En fin d'après midi nous avons rencontré Roberto, un brésilien de Manaus qui vit à Lyon depuis 2 ans et qui était danseur dans la compagnie de l'opèra de Manaus. Nous continuons donc la fin d'après midi et la soirée avec lui en buvant des caiperinhas dans un bar hyper sympa où le serveur est l'attraction locole. En effet ce fameux serveur à la réputation de boire 2 verres à chaque fois qu'il en sert un... Vous imaginez la suite... On a discuté et je sais pas si c à cause du fait que j'avais un de mes tee shirts Kukuxumushu mais il m'a pris pour un basque espagnol et il était tellement bourré à la fin qu'il a voulu m'offrir en cadeau d'anniversaire à une de ses copines qui était là. Je lui ai dit minute mon gars, d'abord je suis pas espagnol mais français et ensuite j suis pas un cadeau d'anniversaire. Du coup il m'a payé un verre...
    Après quelques visites de musées nous sommes donc parti pour une expèdition de 2 jours et 1 nuit dans la forêt amazonienne. On commence par aller voir ce qu'on appelle la rencontre des eaux. Petit cours... En fait le fleuve Amazone se constitue de 2 parties que sont le Rio Negro et le Rio Branco, à cause la couleur bien sur. Pour des raisons de densité, acidité, vitesse de courant et d'autres trucs, les eaux de ses deux parties ne se mélange pas. Le mec nous dit donc qu'il va nous emmener à la rencontre des 2 qui normalement est hyper nette, genre ca fait une ligne. Après 45 min de bateau on s'arrête et le mec nous dit ca y est on y est. On regarde tous l'eau et on ne voit que des pauvres taches blanchâtres dans les eaux noires du Rio Negro. On lui dit, et dit donc Rodrigo, oui j'ai décidé que j'allais appeler tous les brésiliens dont je ne connais pas le prènom  Rodrigo ( t'inquiète frangin!!!), tu te foutrais pas un de notre gueule!!! Rodrigo nous avoue alors que la vrai rencontre est à encore 1h de bateau et qu'on a pas le temps d'y aller car on doit filer au lodge. Le lodge c'est un hotel sur l'eau en plein milieu de la forêt où il n'y a pas l'eau ni l'électricité. On arrive donc au lodge, on mange en vitesse et on part pour... La pêche aux piranhas!!!
    Et oui messieurs dame, je pourrais dire à mes petits enfants plus tard, Papi c'est pas un pédé il a déjà pêché le piranha en Amazonie. Après 2h de pêche, 2kg de viande de boeuf ( et oui le piranha ca se pêche à la viande et en tapant sur l'eau avec la canne, ils sont vraiment  bizarre ces poissons!!!) et 2 piranha, juste ce qu'il faut pour dire qu'on rentre pas bredouille, on va se baigner dans l'Amazone. Comme je vous ai expliquer précédemment, l'eau est complètement noire, le truc qui s'en rapproche le plus c'est le Coca. J'ai découvert une sensation trés bizarre en ouvrant les yeux sous l'eau. On voit de la lumière orange, style vieille photo en regardant la surface mais par contre quand on regarde vers le fond c'est le noir total. J'ai alors senti une sensation d'aspiration vers le fond assez étrange et plutôt désagréable. En plus je faisais gaffe à bien garder mon caleçon de bain à cause des candirú.
    Je vais vous raconter ce qu'est le candirú. Il s'agit d'un petit poisson très fin et effilé que l'on retrouve dans quelques parties du fleuves et surtout dans les étangs dans la forêt. Ce petit poisson qui vous paraît sympa pour le moment à la particularité de rentrer dans votre corps par n'importe quel orifice. Et oui vous avez bien compris, n'importe quel orifice ca veut aussi dire l'anus, le vagin et pire encore pour nous l'urêtre... Une fois qu'il est rentré, il ouvre sa bouche qui est pleine de dents très pointues et s'accroche à toutes les paroies, et apparement dès qu'il bouge un peu on le sent vraiment. A ce moment là, la seule solution est l'opèration...
    C'est pas que ca fait pas un bon souvenir à ramener en France mais j'ai préféré éviter...
    Après ça on a eu droit à un magnifique couché de soleil sur le fleuve et aussi à un superbe levé de soleil le lendemaiun matin avec un superbe réveil au sifflet à 5h du matin. Merci Rodrigo, non j'abuse notre guide était sympa et il avait un nom typiquement indien, il s'appelait Charlie... bravo pour le nom indien...
    Enfin le soir on est allé faire un tour en pirogue afin de voir des animaux et on a pu voir des iguanes, une tarentule énorme ( j'ai pensé à vous Marie et Gégé) en plus des oiseaux vus dans la journée.
    Enfin le lendemain matin on a été faire une balade de 2h dans la forêt pour observer les plantes médicinales utilisées par les natifs. C'était très sympa, sauf le moment où je suis sorti du chemin pour aller photographier une araignée hyper bizarre et où je me suis retrouvé attaqué par des fourmis hyper virulentes. Je dis ça car mon pantalon beige était devenu noire de fourmi jusqu'au genoux sur les 2 jambes. Je m'en tire bien mais avec quelques piqures quand même. La moral de cette histoire c'est qu'il faut pas les faire chier les fournis car elles sont pas commodes...
    Enfin nous avons pris l'avion dimanche dans la nuit afin de rentrer sur Fortaleza au petit matin. J'ai encore une fois pu me rendre compte de l'ingénuosité des brésiliens. Ils ont inventés l'avion Omnibus. C'est un avion qui avant d'arriver là où il doit t'emmener fait 5 escales... C'est hyper cool... Enfin lors de notre escale à Belèm il nous est quand même arrivé un truc marrant. J'essaie de voir si mes membres veulent bien encore bouger après 3h de vol dans la pire position du monde et je vois monter dans l'avion une trentaine de personnes avec le même tee-shirt Avioes do Forró. Evidemment pour un europèen moyen Avioes do forro ca veut rien dire, sauf qu'ici c'est un des groupes de musique les plus connus du Nordeste... Et moi je reste moins de 2 mois ici et je me retrouve avec les techniciens, les danseuses, et les chanteurs dans l'avion.
    Après toutes ces péripéties, nous somme de retour à Fortaleza pour la dernière semaine de JP ici, et nous avons déjà eu des rendez vous qui ont permis de mettre en place mon boulot qui va commencer la semaine prochaine.
    Dans le prochain épisode je vous raconterai le fait d'hiver assez flippant auquel j'ai assisté aujourd'hui mais aussi le début de mon boulot et mon surement futur appartement...
    Ciao les petits loups,
     
     Bacchusiño do Brasil

    Le Brésil: du foot et des prostituées...

    Bonjour à tous chers lecteurs invétérés
    Comme vous avez pu vous en rendre compte j'ai enfin réussi à mettre des photos sur mon blog. J'espère qu'elles vous ont donnés l'eau à la bouche et qu'elle sont fidèles aux descriptions que j'ai pu vous en faire.
    Depuis le 1 août Jean-Pierre Prodhomme, JP pour les intimes, mon prof de l'Agro, est arrivé pour m'aider à mettre en place mon stage ici. En effet comme vous avez pu vous en rendre compte, jusque là j'ai surtout fait de la plage diront les mauvaises langues, mais j'ai surtout appris à maitrîser le portugais du Brésil, ce qui n'était pas gagné d'avance.
    Lors de la première semaine nous avons surtout fait des visites et je me suis découvert des talents de traducteur t de guide touristique que je ne soubçonnais pas du tout.
    Enfin concernant ma première semaine avec JPje ne vais vous parler que des deux points les plus importants. Le premier concerne mes débuts footbalistique au Brésil. En effet, ce fût un diamanche. Je vois pleins de mecs qui commencent à s'activer avec un ballon. Je m'approche et leur demande si je peux jouer avec eux. Ils me répondent pas de problèmes, et je me retrouve à jouer dans une équipe de 5 sur un terrain de 40m de longs, pas de limite en largeur (des fois ils jouaient ds la mer) et des buts de 50cm sur 50cm avec un gardien. ils sont qd mêm assez couillu c brésiliens. Les matchs durent 10 min ou s'arrête dès qu'il y a un but. Durant le premier match, j'ai cru que j'allais vomir, évidemment c pas top de jouer attaquant de pointe qd tu viens de manger un poisson énorme 10 min avant... Ensuite sur les autres matchs j'étais moins ridicule, faisant même des passements de jambes et ayant des occasions. Cependant il est difficile marquer un but qd tu as un mec qui prend toute la surface des cages avec ses jambes...  J'ai qd même vu des gamins de 14 ans faire 40 min de beach soccer non stopp, enchainant les dribbles et les changements d'appui. Je ne vois que 2 solutions possibles, soit ils ne bouffent jamais et ne fument pas donc ils ont une condition physique que je n'ai plus, soit ils se doppent et alors là ils doivent prendre des doses de cheval... Je suis au regret de pnser que c'est la première hypothèse qui est la bonne...
    Enfin c'étais trés sympa et j'ai recommencé l'expèrience plusieurs fois depuis, rencontrant des jeunes de 15 ans sachant déjà faire plus de geste technique que toute l'équipe de foot de l'Agro réunie... 
    La deuxième anecdote, concerne un phénomène très développé à Fortaleza qui est la prostitution. Je vais vous raconter quelques petites anecdotes asez croustillantes...
      Deux soirs de suite, alors que j'étais tranquillement en train de parler avec Maud sur MSN, je vois un gros français dégueu remonter avec une femme à l'hotel. Jusque là rien d'anormal, sauf qu'au bout de quelques temps je commence à entendre des cris un peu chelou et que 2 heures plus tard je vois la petite dame repartir toute seule avce des billets dans la main. Alors, là mathieu qu'est ce qui se dit, deux solutions possibles: Soit c'est sa femme et elle va faire du shopping, sauf qu'à 2h du mat il y a plus grand chose d'ouvert et même si elle trouve un magasin ouvert pourkoi elle va faire ses courses en pleine nuit cette conne... Soit c'est une prostituée..
    Je sais pas ce que vous en pensez mais pour ma part je pencherai plutôt pour la deuxième solution.
    Autre annecdote, ah oui qd je dis que c'est le pays de la pute c'est pas des blagues... Hier soir, on va manger au resto avec mon prof. On se pose, on commence à manger et au bout de 20 min il y a un couple qui arrive et qui s'assoit à la table juste à côté de nous. Je regarde les deux et je m'aperçois que lui a un physique de gros allemand dégueulasse qui a l'air trop con et elle, est une très jolie brésilienne de 27 ans environ. Un peu échauder par l'histoire précédente je me dis, je mettrais ma main à couper au feu que c'est une pute. Par soucis de curiosoté, je les observent un peu durant le repas et je m'aperçois qu'ils ne se parlent pas et ne se regardent même pas. Là encore, en temps que chercheur, je me pose plusieurs questions:
    Si ca se trouve il a un gros chtard sur la gueule qui fait qu'elle arrive pas à le regarder. Mais après un scrutage assez poussé je me rend compte que c'est pas le cas. Deuxième question, si ca se trouve il est muet, aveugle et moche, ce qui fait bcp pour une seule personne je vous le concède, mais la nature est parfois male faite. Ce qui me fait dire que c'était pas le cas, c'est qu'ils n'ont pas fait de grands gestes pour communiquer l'un avec l'autre et qu'elle a commandé un grand plat d'huitres pour deux alors qu'il s'est trouvé qu'il aimait pas ça. C'est qd même pas de bol. Je reste donc certain que c'était une pute, et en plus elle a pas arrêté de me faire des
    clins d'oeil et des sourires pdt tout le repas.
    Sur de mon fait et voyant que le teuton ne comprend pas un traitre mot de portugais, je décide de faire une petite blague. On paye l'addition et en partant on passe à côté de la table de nos deux tourtereaux et je lache assez fort pour qu'elle entende: Bonne chance en portugais.
    Voilà pour ce qui est de ma première smaine de vie dans Fortaleza.
    Je vais maintenant vous raconter mon petit passage dans l'Amazonie...
     
    August 01

    Emmenez moi au bout de la Terre...

    Salut les petits loups,
    Bon je vous ai pas trop donné de nouvelles ces derniers temps mais vous non plus tous qutqnt que vous êtes, nah!!!
     
    Alors on va procéder dans l'ordre, la dernière fois que je vous ai ecrit je devais aller passer une journée avec une agent rural pour rencontrer des agriculteurs sur la commune d'Aquiraz, je vais donc commencer par vous rconter un peu tout ça..
    J'arrive le matin vers 8h au Secretariat de L'Agriculture d'Aquiraz avec un sacré mal de crane causé par un combat qu'Adrien, Héléne et moi avions mené la veille contre une bouteille d'1 litre de cachaça  et je rencontre la fameuse agent rural, Erika, avec qui je devais passer la matinée à me balader en moto. Dans un premier temps je me demande si c pas la cachaça qui me joue des tours car je me retrouve devant une demoiselle devant pesée 50 kg tout mouillé qui me dit qu'on va faire 30 km dont un passage sur une route nationale sur sa moto.
    Encore un peu dans les vaps j'accepte et en moins de temps qu'il n'en faut pour comprendre je me retrouve sur une moto à slalomer entre les camions et les bus dans un premier temps et ensuite à faire un tour sur des chemins en sable. Ayant eu le temps de m'apercevoir en un mois l'effet que peuvent avoir des yeux bleus sur les brésiliennes (vous inquietez pas j'ai r4ien fait...), je me demande à ce moment là si elle est pas en train de me faire le coup de la panne... En fait non, on arrive chez un producteur de manioc très sympa qui a monté sa petite entreprise familiale pour fabriquer des macachers, lamelle de manioc pretent à frire hyper bonnes, qu'il vend à des restaurants. Après un accueil très chaleureux je rencontre toute la petite famille en train de travailler, même les enfants qui ne vont à l'école que l'après midi et qui travaillent avec leurs parents le matin. Après 2h de discussions et des rencontres avec d'autres agriculteurs nous repartons avec Erika en moto pour revenir à Aquiraz. A ce moment là, elle commence à me proposer de déjeuner avec elle et de m'emmener jvoirs d'autres personnes et patati et patata... J'arrive finalement à me dégager de ce traquenard pour rentrer à la maison m'occuper de mettre en forme mes notes.
    Les jours suivant de la semaine furent du même accabi, grosses cuites le soir à coup de pinga. En fait la pinga, qui veut dire goutte en portugais, était un supplice pendant l'Inquisition au Portugal. Les chrètiens ecrivaient sur le torse des juifs qu'ils capturaient leur nom avec de l'huile bouillante. En plus les juifs ils avaient des noms portugais à rallonge donc géneralement ils avouaient avant qu'on ai finit d'ecrire leur nom. Enfin bref, maintenant la pinga c'est un supplice d'un autre genre, c'est un petit verre à gniole rempli de cachaça pur, et après quelques uns on sait plus trop ce qu'on dit.
    Héléne en a malheureusement fait l'expèrience en vomissant dans ses toilettes après qu'on ait entamé la deuxième bouteille de cachaça de la soirée... Je vous explique pas notre état le lendemain sur la plage...
    Enfin voilà j'ai qd même eu quelques rendez vous à la fac de fortaleza avec des chercheurs qui m'ont proposé de suivre des cours à la fac et de bosser sur leur projet de recherche, ce qui est très bien pour la suite de mon stage. En fait, pour ceux que ca intèresse, ils ont un projet qui s'appelle Residencia Agraria et ils mettent en place un soutiern tecfhnique, des formations et pleins d'autres trucs pour les petits agriculteurs de l'intèrieur des terres.
    Je vais donc pouvoir me procurer, très certainement un visa étudiant et bossert avec la Fac. Voilà pour la partie sérieuse.
     
    Ensuite le début de la semaine suivante a été marqué par les derniers soirs avant le départ de ma famille d'adoption au Brésil et donc par des orgies de bouffe et d'alcool et même de cadeaux car c'est la tradition au Ceara, quand quelqu'un s'en va on lui offre un cadeau, c'est plutôt cool...
    Enfin une fois tout le monde parti je me suis retrouvé à dormir chez Cezar, le frère de Terezinha, ou plutôy devrais je dire dans son bunker... oui, qd il n'y a pas de fenêtres et des murs de 3m de haut tout autour de la maison j'appelle ça un bunker. J'ai ensuite compris pourquoi tous les brésiliens sont flippés, ils regardent tous à la télé des programmes montrant les arrestations policières de la journée avec les meurtres et tous les incidents dans les favelas, allant jusqu'à interrogé les coupables et les policiers, c'est vraiment du délire, et une utilisation de la peur des gens assez incroyable...
    Après 4 jours à me fire chier royalement, c'est à dire mater des matchs de foot dans le noir et lire des bouquin en portugais j'ai été sauvé par l'arrivée de Jean Pierre, mon prof français qui vient m'aider à mettre en place mon stage.
    Mais avant, il faut que je vbous raconte l'après midi surrèaliste que j'ai passé dimanche. Cezar me dit, qu'il va m'emmener voir son fils qui a 32 ans et qu'on va passer l'après midi avec lui, je me dis cool je vis sortir du bunker.
    Après 15 min de voiture, on arrive chez un pote du fils de Cezar, dont c'était l'anniversire. A partir de ce moment là, je me retrouve avec 7 brésiliens parlant un portugais de puta madre, essayant de m'apprendre toues les façons de dire bite, couille, chatte, pd et j'en passe et des meilleurs. Je comprend pas tout des discussions, et même si les mecs sont sympas avec moi ils commençent à me taxer des clopes, je dis rien et il y a un viel alcoolique qui se pointe et aui me pique la cloppe que j'étais en train de fumer. Un peu surpris je le lisse faire et m'aperçois qu'il commence à tituber et à tourner de l'oeil, je préfère donc ne rien dire et leur finir leur stock de bières pdt qu'ils se mettent l gueule au rhum. Eu fur et à mesure des verres j'apprends qu'il y  2 mecs dans la bande qui sortent de prison, dont celui qui fête son anniversaire. Ce dernier me dit alors qu'il est fan de Charles Aznavour, et je me retrouve au milieu de 7 bofs brésiliens bourrés à chanter Emmenez- moi et la Bohème... Ce truc m'a valu son respect et son amitié à tout jamais.
    Au moins après les soirées avec les riches brésiliens je pourrais dire que j'ai cotoyé un large panel de la population...
    Voilà, aujourd'hui je me suis baladé dns Fortaleza et j'ai discuté avec des gens et des controleur de bus et ils m'ont tous felicité pour mon niveau en portugais. J'ai même fait l'interprête pour Jean Pierre à l'agence de la Tam pour changer son billet d'avion. Je suis donc ssez content et je pense qu'au bout de 6 mois je serais quasiment bilingue.
    Maintenant l mission c'est de mettre en place le stage, de trouver une chmbre étudiante et avant cela de faire un petit voyage dans la forêt Amazonienne la semine prochaine, mis je vous rconterai ça au prochain épisode...
    July 18

    Désolé mais les photos c pas possible

     

    Bonjour cher lecteurs, tout d’abord je tiens à m’excuser pour ne pas vous avoir donner plus de nouvelles ces derniers temps et aussi pour la nouvelle que je vais devoir vous annoncer. En effet mon stage se structurant de plus en plus, les rendez vous se succédant, mon carnet de bord va devenir hebdomadaire et non plus quotidien.

    Je vois déjà les larmes dans les yeux de quelques uns d’entre vous, mais pour me faire pardonner je vais enfin vous montrer des photos de mes premières péripéties brésiliennes.

     

    Sauf que je suis en train d'essayer de le faire au cyber cafe et aue je peux pas mcar ils ont verrouillés tous les accès au système de l'ordi, donc toujours pas de photos

    Maintenant que je vous ai montré les photos que je vous avais promis depuis quelques temps je vais pouvoir enfin vous raconter la merveilleuse histoire du début de mon stage.

                Comme je vous l’avais laissé entendre lors de mon dernier message mon stage viens de débuter depuis le 4 juillet avec mon premier rendez vous au secrétariat de l’agriculture à Aquiraz, petite ville de campagne où je réside. Depuis se premier rendez vous je n’arrête pas de rencontrer des gens et de ma balader partout.

                Tout d’abord je suis allé visiter une plantation de canne à sucre appartenant à une grande marque de cachaça qui s’appelle Colonial, rien que le nom vous laisse entendre comment ils ont pu traiter les gens qui travaillent pour eux… Accompagné de 2 jeunes amis de la famille nous avons pu rentrer un dimanche matin sur la plantation en pretextant que j’étais un étudiant agronome et que je voulais regarder les plantes car je n’en avais jamais vu. Le gardien, au début un peu perplexe, à quand même décidé de nous laisser entrer pour voir la plantation et j’ai pu discuter avec certaines personnes travaillant sur le site pour me rendre compte que les choses ont peu évoluées depuis les années 70 en ce qui concerne les conditions de travail. En effet les employés sont, ce qu’on appelle ici des « Boias frias », littéralement « bouches froides », car ils viennent le matin pour couper la canne en emportant leur pique nique pour le midi et partent arpenter les quelques 6000ha de la plantation pour couper la canne. Evidemment ils sont payés au rendement et avec un lance pierre. Ca a été mon premier contact avec ce que l’on peut appeler le fossé brésilien, en effet il y a une richesse folle dans ce pays mais bien sur seulement certains en profitent. Je ne pense rien vos apprendre en vous disant qu’il y a des inégalités mais quand vous vous retrouvé en face d’un mec qui travaille tous les jours de l’année de 5h du matin jusqu’à 16h comme un forcené et qui gagne moins de 500 reals par mois (190 euros), je peux vous assurer que ca  vous donne une bonne leçon d’humilité…

     

                Ensuite pour me remettre de ces émotions, je suis rentré au chez Patrick et Terezinha, mais ces pensées me sont restées dans la tête un bon bout de temps.

     

                Pour commencer la semaine passée, je suis retourné à la plage pour profiter du soleil qui fait tant défaut à la France ces derniers temps, ainsi que pour parfaire mon bronzage.

                Malgré ma volonté de travailler mon bronzage il a fallu reprendre le travail qui était juste entamé. Ce fut le cas avec les 2 jours que j’ai passé avec Luiz Umberto. Cet homme est un cousin de Terezinha qui a une plantation de cajoueiros (ce sont les arbres qui donnent les noix de cajous) à Cascavel, une ville se situant à 70 km de Fortaleza. Je suis donc allé passé 2 jours chez lui et sa femme et j’ai pu rencontré des agronomes brésiliens, des chercheurs de l’INRA brésiliens, visiter sa plantation de cajoueiros ainsi que visiter la ferme d’un de ses amis qui posséde 170ha et un élevage d’autruches.

     

                Enfin cette semaine s’est terminée par une visite de Fortaleza, ville très moderne avec quelques traces du passage de nos amis lusitaniens et des marchés artisanaux vraiment très beau, en particulier le marché d’Icetu. Des artisans locaux ont investit une ancienne prison datant de la dictature et ils ont donné une nouvelle ame à ces lieux en les transformant en un bastion de la nappe, du hamac et du linge de maison.

     

                J’ai aussi découvert, vendredi dernier ce qu’était l’Université Fédérale du Céara par le biais d’un autre cousin de Terezinha, Fernando, qui est le sous directeur de cette même fac, en effet le piston permet de déverrouiller beaucoup de portes et de faire beaucoups de connaissances. J’ai donc été reçu par le service international de la fac de Fortaleza où j’ai appris qu’il existait une convention entre l’INA-PG et l’université de Fortaleza, et après moults palabres et discussions en tout genre nous avons trouvé un compromis, à savoir que je vais être inscrit à l’université de Fortaleza pour le semestre à venir afin d’y suivre des cours de développement agricole et de pouvoir suivre les projets de soutien technique à l’agriculture familiale. Tout ceci va me permettre d’obtenir un visa étudiant pour 6 mois et donc d’éviter tous les problèmes de renouvellement de visa touristique. Ainsi j’ai rencontré plusieurs professeur brésiliens qui m’ont bien aidé et qui s’occupe de moi.

                C’est impressionnant comme les gens sont adorables, tout le monde prend soin de moi, m’aide dans la démarche.

                Petit détail en passant, je suis passé entre les mains de Tony, le coiffeur officiel de la famille. Je me suis donc fait coupé les cheveux très court et j’ai aussi pu me faire raser par un vrai barbier.

     

     

                Enfin le clou du spectacle, je vais vous raconter le week end que je viens de passer. Nous sommes partis samedi matin pour Peçem, petit ville de la côte se situant à 2 h de voiture de Fortaleza. Nous étions invités par Fernando à venir passer le week end dans une des résidences de la famille. Nous sommes donc arrivés dans une maison immense composée de 9 bungalow, d’une maison centrale et d’un coin avec un bar, un barbecue, tout ce qu’il faut pour faire la fête et un accès direct sur la plage avec un terrain de foot sur le sable juste en bas…

    En quelque sorte un paradis pour riche brésilien

     

    A partir de là a commencé une orgie de viande et surtout d’alcool, bière, cachaça et whisky… entrecoupé de quelques bains de mers. Le tout s’est terminé vers 2h du matin avec pour résultat ma plus grosse cuite depuis que je suis arrivé au Brésil et des images superbes pleins la tête…

     

     

                Le dimanche débuta par un mal de crane digne des plus grosses soirées grignonaises, sauf que cette fois il a fallu réitérer les exploits de la veille à grand coup de bières lors d’une excursion dans les dunes avec Fernando, Adrien et Héléne avec le 4x4 de rallye de Fernando. J’ai pu voir des paysages magnifiques, des lagunes superbes et des dunes imenses…

     

    Enfin le week end s’est achevé par un événement national au Brésil, la finale de la Copa America de football avec une affiche de rêve Brésil-Argentine. Je vous rassure tout de suite, tout le Brésil s’est couché heureux avec une victoire de l’équipe nationale 3 à 0 face au grand rival de toujours.

    Maintenant une nouvelle semaine bien chargée va pouvoir commencer avec pleins de rendez vous.

    Il est temps pour moi de vous laisser et de préparer mes entretiens de la semaine. La prochaine fois je vous raconterai ma journée en moto avec les agents ruraux qui participe au programme de soutien technique aux petits agriculteurs…

     

     

     

    July 05

    Suite de mes aventures

    29/06/07: L’arrivée d’Adrien

    Ca y est depuis le week end dernier nous ne sommes plus quatre mais cinq sur le Sitio Araori depuis qu’Adrien, le fils de Patrick et Terezinha nous a rejoint. Nous avons, là encore, célébrer son arrivée à la méthode brésilienne, c'est-à-dire avec de la caïperiña, encore de la caïperiña et toujours de la caïperiña parsemé de quelques petits verres de cachaça pure. Dans ce genre de moment, on se dit que le métier d’agronome est pas dégueu et on remercie nos confrères brésiliens pour leur maîtrise de la distillation de la canne.

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    30/06/07 : Un repas comme on en rêve…

    Comme vous avez pu le comprendre dans les quelques paragraphes précédents, les Brésiliens ont un sens de l’accueil plutôt développé, d’autant plus quand il s’agit d’accueillir Jésus… Je m’explique, la mama brésilienne qui tient la paillote qui nous sert de sanctuaire quand nous arrivons sur la plage est très croyante, comme la grande majorité des brésiliens, et elle trouve qu’Adrien a des airs de ressemblance avec un petit gars qui a vécu vers les années zéro et qui serait mort vers l’age de 33 ans. Je vous laisse donc imaginer le repas qu’elle a pu nous préparer quand on lui a dit qu’on mangeait à la paillote…Je crois que la seule fois où j’ai vu autant de plats sur une table c’était lors des traditionnels repas du 25 décembre chez mes grands parents ( au passage gros bisous à vous papi et mami). Par contre cette fois ci c’était pas fois gras, huîtres et boudins blancs mais du pagre, un poisson très fin, les crevettes, pleins de légumes et de riz et la spécialité du chef : de la langouste passée sur le grill.

    Après un repas comme celui-là je vous laisse imaginer la difficulté pour retourner dans l’eau.

    01/07/07 : Le portugais et moi…

    Ce matin j’ai encore pu me rendre compte de la splendeur des lieux qui m’entourent à l’occasion d’une petite balade ensablée. Après avoir passé avec succès l’épreuve de l’étalage de crème puis celle de l’enfilage de chapeau et de lunettes nous avons eu le droit de partir pour une petite rando d’une heure entre les dunes Au bout de l’effort nous avons vu s’étaler sous nos yeux des plages gigantesques ainsi qu’une mer d’un bleu se confondant avec le ciel.

    Comme le dit un vieux dicton bien de chez nous « Après l’effort, le réconfort », cette foi-ci il s’est traduit par un jus de coco bu à la paille dans une noix coupée en deux, des crevettes toutes fraîches par une boisson locale composé de citron, de glace et de cachaça .

    Apparté Poitevin : les crevettes étaient quand même pas aussi bonnes que celles que l’on peut trouver dans la plus belle région du monde.

    Sur la plage je fais connaissance de Giséle, la nièce de Terezinha qui va me faire visiter la fac, qui est venu avec son père, Cèzar , dont je vous parlé dans les paragraphes précédents.

    Ensuite la journée se déroule comme à l’habitude avec un bon repas, une visite de la famille de Terezinha et une soirée calme et bien arrosée.

    02/07/07 :

    Une journée des plus classiques…

    Le seul fait marquant de la journée a été l’apprentissage d’un nouveau terme : « Lam House ». C’est comme ca qu’on dit cyber-café au Brésil.

    03/07/07 :

    Encore une journée dans la plus pure tradition

    La seule différence fut de réitérer la petite rando pour arriver jusqu’à la plage et après mes souvenirs sont un peu flou, je me souviens de pleins de vendeurs s’arrêtant pour venir nous voir à la paillote et de beaucoups de caïperiñas…

    Voilà pour cette fois, au prochain épisode je vous raconterai comment je viens de commencer mon stage…

    June 30

    Carnet de bord de mes premiers jours

     

    27/06/07 :Arrivée au Brésil

     

     

     La césure, moment tellement attendu et espéré, arrive enfin. Cependant une pointe d’anxiété commence à apparaître sous la forme d’une boule qui prend de plus en plus de place dans mon ventre. Au moment ou je vous écris ces quelques lignes je suis à l’aéroport de Fortaleza, il est 19h35, mon avion vient d’atterrir et mon périple commence.

               

                Malgré un léger cafouillage concernant la date de mon arrivé, Terezinha et Patrick viennent me chercher à l’aéroport pour m’emmener dormir chez eux. Nous parcourons une trentaine de kilomètre sous une chaleur humide complètement latine avant d’arriver au Sitio Araori, littéralement la « Maison des jours heureux ». Fièrement, se dresse devant moi une grande hacienda d’une blancheur contrastant avec le noir de la nuit. La faible luminosité ne m’empêche pas de jeter un coup d’œil aux 1,5ha de la propriété et de me rendre compte qu’il y a une piscine et un terrain de foot !!! C’est bon je suis bien au Brésil, et la suite des événements va m’apporter moult autres indices concernant l’endroit où je viens d’arriver.

                Patrick et Terezinha me présentent à leur fille, Héléne, et me proposent tout de suite une caïperina que je m’empresse d’accepter. Celle-ci sera la première d’une longue lignée ayant pour but de me souhaiter la bienvenue. 

     

     

    28/07/06 :Adaptation à la vie brésilienne

     

    Les brésiliens ont une gestion du temps qui est tout à fait relative. D’abord tout le monde se réveille tôt le matin, 9h c’est déjà la grasse matinée… Ensuite on se prépare pour le petit déjeuner, et là première surprise, les brésiliens sont de gros mangeurs !! En premier lieu, place aux anti-oxydants : papaye, banane, goyave, mangue et jus d’orange pressée, le tout fraichement cueilli dans les arbres du jardin. Ensuite c’est au tour du café de faire son apparition sur la table suivi du pain, de la margarine, de la confiture de goyave et du fromage, le « mouik-mouik », comme l’appelle Héléne, car quand tu le maches ça fait ce bruit là.

    Pendant le petit déjeuner le frère de Terezinha, Cézar, arrive pour regarder à la voiture qui nous a fait la surprise de tomber en panne juste devant le portail hier soir lorsqu’on est arrivé.

    Une fois le petit déjeuner terminé et les discussions sur la défaite de la seleção contre le Mexique closent, nous prenons la voiture pour aller à côté de chez Cézar pour faire changer la batterie de la voiture. Je profite de cet intermède mécanique pour m’éclipser en direction d’un cyber-café et j’en profite pour chéquer mes mails et essayer de parler à bichette sur msn. A mon grand désespoir, elle n’est pas connectée, je ne peux que lui laisser un mail en lui disant que j’allais faire tout mon possible pour l’avoir sur skype ou au moins msn d’ici peu mais il va vraiment falloir que je me démène car le fait d’être à plus de 3km de la moindre possibilité de connexion internet ne facilite pas les choses.

     

    Vers 11h30, une fois la batterie réparée nous rentrons à la maison car il est l’heure d’aller à la plage.

    Je découvre alors que les brésiliens ont des occupations balnéaires complètement différentes des français. En effet, ici plage ne rime pas avec farniente sur une serviette, on arrive dans une espèce de paillote où je me rend compte que la famille connaît très bien tout le monde et les hostilités peuvent démarrer. C’est la début d’un rituel bien défini qui comprend plusieurs étapes :

    1.      Etalage de crème solaire sur l’ensemble du corps

    2.      Premier plongeon dans la mer qui dure environ 15min

    3.      Première caïperiña

    4.      Dégustation de crevettes, de crabes et pleins d’autres mets

    5.      Retour dans l’eau, pour se laver les mains et bien digérer

    6.      Deuxième caïperiña allongé sur un transat pour bronzer

     

     

    Si le paradis existe, mon dieu faite qu’il ressemble un minimum à ça….

     

    On revient à la maison vers 15h30, déjà attaqué par le soleil malgré la crème solaire et là devinez ce qu’on fait, on remange !!!! On  me dit alors que cette fois c’est le vrai repas, plus consistant car avant c’était juste pour se mettre en bouche.

                Moi qui avait décidé de perdre du poids en venant au Brésil, je commence à me dire que ça va pas du tout aller, alors je décide de faire quelques longueurs dans la piscine suivi de quelques pompes et enfin profitant de la présence du terrain de foot (en sable) je fais quelques tours de terrain histoire de conserver la forme. A ce moment j’ai vraiment l’impression d’être dans Olive et Tom quand il part pour le centre d’entraînement au Brésil…

                Enfin la journée se termine par quelques caïperiña de plus ( en tout j’ai compté ca doit faire 10 dans la journée !!), en même temps ici la bouteille d’un litre est moins cher qu’un paquet de cigarettes !!!( veridique) et surtout une grosse sieste dans le hamac jusqu’à 9h du soir. Je me réveille un peu en sursaut à cause de la pluie qui tombe dehors et décide qu’il est temps que j’aille me coucher.

     

    La suite au prochain episode...

    PS: Désolé mais je peux pas mettre de photo aujourd'hui car l'ordi du cyber est pas d'accord j'en trouverai un autre la prochaine fois

    June 28

    Ca y est je suis arrive

    Ca y est je suis arrive hier soir, apres pas mal d'heures de vol et un peu de galere car j'avais dit a terezina que j'arrivai le 28 alors que je suis arrive le 27. Je me suis pas degonfle et j'ai achete une carte telephone et ils sont venus me chercher.
    Je suis donc arrive vers 22h chez eux, une grande propriete avec piscine et meme un terrain de foot, enfin un truc de ouf. Le seul pbm c que c'est perdu a 30 km de fortaleza donc je m'arrange avec le frere de terezinha qui hqbite juste a cote de fortaleza pour venir vous donner des nouvelles. Pour revenir a mon arrive j'ai eu droit a une premiere soiree avec caiperina et cachaca pur jusqu'a 2h du mat, syçpa l'accueil.
     
    Le seul pbm c que au debut, les 15 premiers jours je pense je n'aurai qu'un acces limite a internet mais je vai essayer de me demerder pour donner des nouvelles au moins une fois par semaine.
     
    Gros bisous a tous et promis la prochaine fois je vous met des photos pour que vous puissiez voir.
     
    Adeus na todo